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Dopage : Jalabert, Moncassin et Barthe concernés par les prélèvements suspects des Tours de France 1998 et 1999

Laurent Jalabert sur le Tour de France 1998, avec son directeur sportif Manolo Sainz. / © AFP
Laurent Jalabert sur le Tour de France 1998, avec son directeur sportif Manolo Sainz. / © AFP

La Commission d'enquête sur la lutte contre le dopage a rendu public son rapport, dans lequel figurent des informations sur les contrôles antidopage des Tours de France 1998 et 1999. Les échantillons de Laurent Jalabert sont positifs, ceux de Frédéric Moncassin et Stéphane Barthe litigieux.

Par Rémy Chidaine

Les cyclistes de Midi-Pyrénées ne sont pas épargnés par le rapport de la Commission d'enquête sur la lutte contre le dopage, rendu public ce mercredi. Y figurent en annexe les bordereaux de prélèvements des Tours de France 1998 et 1999, rééxaminés en 2004 par le laboratoire de Châtenay-Malabry. Le test de détection de l'EPO n'était en effet pas encore au point à la fin des années 1990.

Laurent Jalabert confirmé positif à l'EPO

Les analyses du mazamétain Laurent Jalabert avaient été révélées fin juin par le journal L'Equipe, elles se trouvent aujourd'hui confirmées. Le coureur de l'équipe espagnole Once était positif à l'EPO, et aurait été passible de sanctions à l'époque. Tout comme le vainqueur, l'Italien Marco Pantani, ou son dauphin l'Allemand Jan Ullrich (contrôlé positif deux fois).

Figurent aussi dans cette catégorie le vainqueur du Tour d'Espagne 1998 Abraham Olano, le sextuple maillot vert du Tour de France, l'Allemand Erik Zabel, ou des coureurs français comme Jacky Durand, super-combatif des Tours 1998  et 1999, et Laurent Desbiens.

Laurent Jalabert a toujours défendu sa bonne foi. "J'ai toujours fait pleinement confiance au staff des équipes  parmi lesquelles j'ai évolué", confiait-il lors de son audition par la Commission. Il a toutefois reconnu avoir eu recours à des "produits interdits" avec autorisation médicale pour des "lésions avérées".

Il est vrai que je ne puis dire si j'étais soigné de manière illégale ou non. Aujourd'hui, je n'en ai pas la certitude.





 

Le procès verbal du contrôle antidopage de Laurent Jalabert, qui se révélera positif à l'EPO, sur l'étape Luchon - Plateau de Beille, le 22 juillet 1998. / © DR
Le procès verbal du contrôle antidopage de Laurent Jalabert, qui se révélera positif à l'EPO, sur l'étape Luchon - Plateau de Beille, le 22 juillet 1998. / © DR


Moncassin et Barthe, cas litigieux

Pour ses compatriote Frédéric Moncassin (équipe Gan), de Toulouse, et Stéphane Barthe (équipe Casino), le Tarnais, la situation est plus complexe. Leurs échantillons sont litigieux, c'est-à-dire que si un premier échantillon a bien été contrôlé positif, les analyses suivantes n'ont pas pu confirmer ce résultat. L'Américain Bobby Julich, 3e du Tour 1998, mais aussi le Belge Axel Merckx, fils d'Eddy, Pascal Chanteur, ou Stuart O'Grady, retraité la semaine dernière, sont dans le même cas.

Pour le coureur de Moissac, Christophe Rinero, 4e du Tour 1998, les analyses ont été déclarées "inclassables". Pas de preuve donc, mais le Français faisait partie de l'équipe Cofidis, dont Philippe Gaumont, son ancien coéquipier décédé au mois de mai, a dénoncé le système de dopage organisé. Livingston et Desbiens (avérés), Julich et Meier (litigieux), membres de l'équipe et présents sur le Tour 1998 sont d'ailleurs concernés ce mercredi.

"Pas de risque de sanction", 15 ans après

Pour tous ces coureurs, il n'y a de toute façon "pas de risque de sanction" aujourd'hui. Les membres de la commission ont en effet rappelé qu'ils n'étaient "ni des policiers, ni des magistrats" et que leur action se faisait seulement dans le but de comprendre le système de dopage et de lutter contre ces pratiques.


Vous pouvez consulter le résumé du rapport et des propositions de la Commission d'enquête sur la lutte contre le dopage :

 

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