Un dimanche de toros. Castella convainc au Puerto, Escribano triomphe à Bayonne, Daniel Luque charme Les Saintes.

Daniel Luque, Saintes-Maries de la Mer, 11 août 2013.
Daniel Luque, Saintes-Maries de la Mer, 11 août 2013. © Joël Jacobi, Signes du toro.


El Puerto de Santa María (Cadix): Castella
Même pas une demie arène. Un vent d'est gênant et 6 toros de Zalduendo plutôt exigeants.
Enrique Ponce qui venait d'estoquer la veille 6 toros à Huesca, à cause de la blessure de Morante: ovation et ovation.
Sébastien Castella sérieux, centré, en passe de retrouver son niveau, ce qui est d'excellent augure avant l'encerrona de vendredi prochain à Béziers: une oreille et une oreille.
Pérez Mota: ovation et ovation.
Il faut souligner que le matador local Manuel Jesús Pérez Mota toréait la sept!ème corrida de sa saison. Il a dû son inclusion dans ce cartel à la défection de Miguel Ángel Perera qui souffrant d'une lombalgie a déclaré forfait. Dans les arènes de Bayonne et des Saintes aujourd'hui la rumeur affirmait que la maladie était peut-être "diplomatique", un différent financier opposant Perera aux organisateurs du Puerto.

Bayonne (Pyrénées Atlantiques): Escribano et Aguilar
3/4 d'arène. 6 toros de Dolores Aguirre particulièrement pénibles. Le cinquième, mobile et avec des charges de classe fut, de loin, le meilleur du lot.
Javier Castaño, mal servi, semblant hors de forme: silence et sifflets. Ses banderilleros David Adalid et Fernando Sánchez, véritables vedettes, ont salué après avoir banderillé le premier, mais ont été mis en difficulté par le quatrième.
Manuel Escribano, beaucoup d'abattage, l'envie de triompher et… la chance de "toucher" le cinquième toro: ovation et deux oreilles.
Alberto Aguilar, très sûr de lui et mal servi également: oreille et ovation.

Les Saintes Maries de la Mer: Daniel Luque
3/4 d'arène. 6 toros de Lagunajanda d'assez aimable apparence.
Finito de Córdoba a donné à son premier toro 15 passes qui furent autant de cartels de toros. Puis il a entrepris de vouloir le tuer. Mais entre vouloir et pouvoir, il y a un gouffre que Finito ne semblait pas aujourd'hui en mesure de combler. Il abrégea au second qui ne valait pas grand chose. Ovation et silence.
Javier Conde, silhouette légèrement alourdie, a donné l'impression de n'être plus que sa propre caricature. Il manqua de souffle, d'engagement et d'idées face à des adversaires qui ne semblaient pas poser d'insurmontables difficultés. Il fut bref, on lui en sut gré. Ovation et sifflets.
Daniel Luque, l'air d'un bébé requin à côtés des deux autres, tranquille, souriant, très à son affaire avec un premier toro noble et un second aux charges courtes. Deux oreilles et silence.
La grande réussite de cette corrida: la musique flamenca de Diego Carrasco et María Toledo.
Sur la vidéo: un passage de la faena de Luque avec le troisième toro.

 

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