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Le nouveau fortin de Pontonx

Le 29 Mars prochain, il soufflera 72 bougies du feu ardent de sa passion: Espartaco père à Pontonx-sur-l'Adour. / © Louise de Zan
Le 29 Mars prochain, il soufflera 72 bougies du feu ardent de sa passion: Espartaco père à Pontonx-sur-l'Adour. / © Louise de Zan

 Pontonx-sur l'Adour est depuis le dimanche 1er Mars 2015 un nouveau fortin taurin de France grâce aux efforts conjugués de l'afición de la cité landaise, de Juan Leal et toute son équipe. Durant deux jours ont défilé en piste, seize vaches, dix toros-novillos, 17 matadors et 17 novilleros. Olé !  

Par Vincent Bourg

Dimanche 1er Mars 2015.
Pontonx-sur-l'Adour (Landes)

Le matin à 11h30. Festival avec picadors.
Pepe Luis Vázquez : vuelta
Juan Mora : une oreille
El Fundi : deux oreilles
Juan Leal : salut au tiers
Andrès Manrique : une oreille
Louis Husson : une oreille
Six novillos du fer d’Astolfi, bien roulés, tenaces au cheval (sept piques et une chute), nobles les numéros 4 et 5, les autres plus collants et à savoir "lidier". 
Avant le paseo Dominique Urolategui, maire de Pontonx, coupa le ruban d'ouverture pour saluer le premier spectacle avec picadors de cette magnifique plaza couverte. Environ ¾ d'enceinte.
Les ans changent les profils mais jamais le talent. Ainsi avons-nous savouré celui de Pepe Luis Vázquez qui déambule tel un noble britannique sur ses terres. Une demi-véronique plus deux naturelles ont rajeuni l'assistance de trois décennies. Puis Juan Mora, toujours impérial quand il s’agit de crayonner de sa fabuleuse main gauche un toro qui n'en veut pas au départ. Si cette semaine « El Fundi » reçoit vingt coups de téléphone pour remettre l'habit de lumières ce ne serait que justice tant le madrilène a su conserver sa somptueuse technique, désormais au service d’un toreo naturel, relâché et si beau. Une œuvre majeure sans obligation de résultats, juste pour son plaisir et le nôtre. Juan Leal, l’hôte festivalier de ces deux jours de tauromachie intensive, fut d’abord secoué à la cape avant de retrouver tous ses esprits et sa façon ajustée, précise et galbée d’interpréter ses sentiments face au cornu. S’attardant un tantinet selon nous, épée incluse. Dans le rang des novilleros, succès du colombien Andrés Manrique et du landais Louis Husson au cours d'une délicieuse matinée où l’on revécut avec une saveur et un souvenir particulier les règnes de ces différents maestros que les ans bonifient.   



Finale de la « Fragua ». 16h30.
Tibo Garcia (Nîmes) : salut à mi-piste
Adrien Salenc (Nîmes) : une oreille
Ivan Gonzalez (Salamanque) : deux oreilles
« Juanito de Portugal » : une oreille
Quatre novillos piquants, encastés et vifs de González Sánchez-Dalp. Un lot extra qui permit de juger ce carré de jeunes espoirs. C’est à Iván González, de l’école taurine de Castille et León que l’ancien maestro Tom´ás Campuzano, président du jury, remit en piste le prix du triomphateur de La Fragua 2015.
Enfin n'oublions pas la veille les 13 matadors de toros qui se sont succédés, muleta en main, devant la 16 ème vache d'Albarreal. Elle était déjà sortie lors des éliminatoires de la journée. Espartaco père a usé de son droit d'ancienneté, s'est collé contre la barrière et a dit: " ouvrez-la porte !". Un régal... 
Un immense coup de montera à tous et merci encore à Juan Leal pour cette seconde Fragua 2015 qui bien sûr en appelle une autre.

Zoc.
 


Ci-joint, video de la prestation de Juan Leal.


Juan Leal Pontonx



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