Affaire Carla : huit ans de prison requis par la procureure contre le jeune Gaëtan. Délibéré le 13 février

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La représentante du parquet a requis mercredi après-midi devant le tribunal pour enfants de Béziers huit années de prison ferme à l'encontre d'un jeune homme, aujourd'hui âgé de 16 ans. Il est soupçonné d'avoir tué à coups de poing Carla, une collégienne de 13 ans.


Le jugement est mis en délibéré au 13 février.

La vice-procureure de Béziers, Marina Jourdain, a en outre réclamé, au terme d'une heure de réquisitions, que le tribunal décerne un mandat de dépôt, lors de l'audience à huis clos, a indiqué l'avocat de la famille de la victime, Me Luc Abratkiewicz.
"Elle a évoqué le risque que représentait, pour elle, Gaëtan (...) Ce garçon reste une énigme, contrairement à ce qui a été dit par les éducateurs, et on s'aperçoit à la fin de l'audience que ce garçon est une cocotte-minute", a ajouté Me Abratkiewicz.
"Elle a dit huit ans, le maximum c'est dix ans, on ne peut pas calculer... rien ne remplace une vie. On attendait autre chose", a déclaré le père de Carla, se disant déçu de l'attitude du prévenu et de ses parents.

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Béziers - réaction du père de Carla au témoignage de l'accusé et aux réquisitions



Gaëtan, qui aura 17 ans à la fin du mois, comparaissait ce mercredi 23 janvier pour "violence volontaire ayant entraîné la mort (...) sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis sur un mineur de 15 ans".
Le jeune homme est accusé d'avoir tué Carla à coups de poing, le 20 juin 2011, devant le collège de Florensac dans l'Hérault où l'adolescente était scolarisée.

Le jeune Gaëtan qui, au moment des faits, pratiquait la boxe depuis deux ans, a reconnu avoir donné deux coups de poing. Selon l'expertise médico-légale, la collégienne a succombé notamment à une hémorragie interne consécutive à un uppercut suivi d'un crochet au visage, et un témoin affirme que le jeune homme n'arrêtait plus de frapper, comme "un chien enragé".

L'agression aurait pour origine une rivalité amoureuse entre la sour du jeune homme et la victime, qui aurait dérapé sur le réseau social Facebook.

L'audience a pris fin peu avant 19h.
Le tribunal pour enfants rendra sa décision le 13 février 2013.