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Les "Spanghero" lancent un appel à l'Etat pour sauver leurs emplois

Une délégation syndicale de Spanghero a été reçue à Carcassonne, à la préfecture de l'Aude, ce jeudi matin. Les salariés demandent l'aide de l'Etat pour sauver les emplois. Un nouveau comité d'entreprise est prévu chez Spanghero le 23 ou le 24 juin.
Carcassonne - les "Spanghero" reçus en préfecture - 13 juin 2013.
Carcassonne - les "Spanghero" reçus en préfecture - 13 juin 2013. © F3 LR F.Guibal

Les salariés de Spanghero ont défilé jeudi dans les rues de Carcassonne où ils ont de nouveau demandé le soutien des services de l'Etat.
Une centaine des 230 salariés de l'entreprise avait fait le déplacement à Carcassonne, où ils ont marché dans les rues au son d'une banda et derrière une large banderole demandant à Lur Berri, la coopérative basque propriétaire de l'entreprise, de "payer".
Une délégation de salariés a rencontré jeudi matin le secrétaire général de la préfecture de l'Aude et devait être reçue dans l'après-midi par le conseil général.

La société est en liquidation judiciaire depuis avril avec maintien de l'activité pendant trois mois jusqu'au 19 juillet, le temps de peut-être trouver un repreneur.
Un plan social est en préparation. Lur Berri a mis sur la table des mesures pour accompagner le départ de ceux qui seront licenciés.
Mais les salariés, durement éprouvés et déterminés à faire payer Lur Berri, jugent ces mesures "méprisantes". Elles reviennent, selon eux, à verser une indemnité de 2.000 euros en tout pour chaque salarié licencié, alors que les représentants du personnel demandent 1.000 euros par année d'ancienneté.

Les salariés ont multiplié ces derniers jours les actions contre la maison mère, en manifestant notamment devant des établissements de la prestigieuse marque Labeyrie, dont Lur Berri détient 49,8% du capital depuis 2010.

Un nouveau comité d'entreprise est prévu chez Spanghero le 23 ou le 24 juin.

 

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