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Viande de cheval : l'inquiétude des salariés de l'usine de Castelnaudary après le retrait de l'agrément

L'annonce du retrait de l'agrément a bouleversé les 360 salariés de Spanghero à Castelnaudary. Les représentants des syndicats craignent que les négligences de la direction n'aboutissent au licenciement du personnel. Un C.E. avait lieu ce matin. Les salariés manifestent devant la préfecture.
Qui dit suppression de l'agrément sanitaire, dit arrêt immédiat.de la production dans l'usine de Castelnaudary. 
Et que vont devenir les 360 salariés de l'unité audoise ?

Le représentant de la CFDT Jean-Luc Fraisse se demande si les salariés ne vont pas faire les frais des décisions de la direction.

"Nous sommes condamnés à mort"
Le personnel de Spanghero a accusé vendredi le gouvernement de "condamner à mort" les 300 salariés et leurs familles en retirant son agrément à l'entreprise de Castelnaudary (Aude) au coeur du scandale à la viande de cheval, selon un communiqué.

La réaction du directeur du marketing Christophe Giry


"L'Etat n'a pas de preuve"
Le président de la société Spanghero, désignée par le gouvernement français comme principal responsable dans le scandale de la viande de cheval continue ce matin à plaider sa bonne foi, et qualifie le ministre de la Consommation Benoît Hamon de "très léger" et "extrêmement imprudent" dans ses accusations.
"Le ministre Benoît Hamon a été très léger et s'est montré extrêmement imprudent en procédant aux annonces" a déclaré Barthélémy Aguerre à une correspondante de l'AFP. "Il met en danger 300 personnes qui travaillent chez Spanghero sans aucune preuve".



Un retrait à effet immédiat
"Pour retirer un agrément il faut un danger sanitaire, là, il n'y en a pas". Le ministre Hamon a annoncé jeudi, après une enquête de la Direction générale
de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) que l'entreprise Spanghero, située à Castelnaudary (Aude),
s'est rendue coupable d'une "tromperie économique" et sera poursuivie."Nous, nous pensions que c'était du boeuf", a insisté vendredi M. Aguerre.
"Pour nous, le code à 8 chiffres identifiant les palettes incriminées, que la répression des fraudes considère comme la référence douanière relative à de la
viande de cheval surgelée, ne correspond pas à un code douanier, mais à un code article. Nous l'avons pris pour un code article et rien d'autre".

"Si nous avions voulu frauder, on aurait changé ces étiquettes contenant ce code. Et nous aurions renvoyé les factures", a-t-il ajouté.
Selon M. Aguerre, Spanghero a même fourni aux enquêteurs "les éléments pour démontrer que ce code ne correspond à rien, (que) c'est un code
article".

Les salariés de Spanghero ont décidé de manifester devant la préfecture à Carcassonne à l'issue de la réunion du comité d'entreprise.


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