Aveyron : l'Etat débloque 50 millions d'euros pour les fonderies en difficulté mais la SAM ne sera pas concernée

Un fonds d'aide de 50 millions d'euros va être mis en place pour la reconversion des salariés du secteur automobile, dont les fonderies en difficulté. Mais la SAM à Viviez en Aveyron - actuellement en redressement judiciaire - n'est pas concernée. 

Des salariés de la SAM, société aveyronnaise de métallurgie, installée à VIviez (Aveyron) manifestent en mars dernier contre l'offre de reprise de CIE Automotive
Des salariés de la SAM, société aveyronnaise de métallurgie, installée à VIviez (Aveyron) manifestent en mars dernier contre l'offre de reprise de CIE Automotive © MaxPPP

La nouvelle est importante pour les fonderies françaises : l'Etat annonce une aide de 50 millions d'euros pour la reconversion des salariés du secteur automobile et des fonderies en grande difficulté.

Le montant de cette aide est financé à hauteur de 30 millions d'euros pour l'Etat, et 20 millions d'euros pour les constructeurs automobiles Renault et Stellantis. Les Régions sont également invitées à y participer, précise le ministre de l'économie Bruno Le Maire. 

Cependant, cette annonce ne sonne pas la fin des ennuis pour l'usine (fonderie) aveyronnaise SAM de Viviez placée en redressement judiciaire. En effet, cette aide financière ne concerne que les fonderies qui n'ont pas effectué de reconversion sur la filière hybride ou sur un autre type de reconversion. Bref, des fonderies "à l'ancienne". Or, la SAM, qui fabrique des pièces pour Renault, a déjà entamé sa transformation.

Accompagner la diversification des fonderies

Ce plan est donc destiné à accompagner d'autres fonderies placées en redressement judiciaire. L'idée est de faciliter leur transition et d'aider notamment à la formation du personnel. 

Tout cela doit nous amener à réfléchir à un meilleur accompagnement de ces entreprises et des salariés, et à anticiper les difficultés plutôt que de les subir.

Bruno Le Maire - ministre de l'Economie

Quant à la société aveyronnais SAM, les ennuis ne sont pas terminés. Début avril, l'unique repreneur a annoncé qu'il retirait sa proposition. Il prévoyait de reprendre seulement 150 salariés sur les 358. La SAM est le principal employeur (privé) du bassin de Decazeville. 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie social finances industrie automobile