Aveyron : pas de repreneur pour la fonderie SAM, le tribunal de commerce accorde un nouveau délai

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Écrit par Nathalie Fournis
Ghislaine Gistau et Sébastien Lallier représentants CGT du personnel de la SAM tout juste rentrés de l’audience du tribunal de commerce de Toulouse, devant l’entrée de l’usine à Viviez.
Ghislaine Gistau et Sébastien Lallier représentants CGT du personnel de la SAM tout juste rentrés de l’audience du tribunal de commerce de Toulouse, devant l’entrée de l’usine à Viviez. © Clément Alet / FTV

Nouveau sursis pour la fonderie SAM à Viviez (Aveyron). Faute d’offre de reprise au 21 octobre, le tribunal de commerce a décidé ce vendredi d’un nouveau délai qui permettra aux potentiels repreneurs de se positionner.

C'était une journée déterminante pour les salariés de la SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie). Ce vendredi 22 octobre, le tribunal de commerce de Toulouse devait étudier les offres de reprise de l’entreprise aveyronnaise de Viviez, mais aucune candidature n'a été déposée.

En l’absence de candidat repreneur, le tribunal a décidé la prolongation du délai pour déposer les éventuelles candidatures au 19 novembre prochain.

Trois semaines décisives pour l’avenir de la SAM

Durant ce délai, l’activité de l’entreprise va se maintenir jusqu’au 10 décembre. Si aucun repreneur ne se manifeste d'ici là, le tribunal prononcera la liquidation judiciaire pure et simple de l’équipementier.

Rachetée en 2017 par le géant de l’aluminium Jinjiang, la fonderie basée dans le bassin de Decazeville fabrique des carters pour l’automobile.

La SAM est placée en liquidation judiciaire depuis le 16 septembre avec poursuite d’activité jusqu’au 10 décembre 2021, "afin de favoriser une éventuelle cession de l'entreprise" avait déclaré le tribunal en septembre dernier.

Pour les salariés et leurs représentants du personnel, la détermination reste intacte.

"On va continuer à se battre et demander à Renault de prendre ses responsabilités en maintenant ses engagements", déclare Ghislaine Gistau, déléguée du personnel CGT et représentante des salariés à l'audience du tribunal de commerce.

Dans un courrier adressé aux salariés en mai dernier, le constructeur automobile s'est engagé à garantir 40 millions d'euros de chiffre d'affaires et 250 emplois sur le site de Viviez.

Réunis en assemblée générale jeudi 21 octobre, les 340 salariés de l’entreprise ont décidé d’une journée usine morte mardi 26 octobre prochain.

Des barrages filtrants seront aussi organisés au rond point la Vitarelle et au rond point de Bel Air dès le matin.

 

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