“ De la capture à Verdun à la rupture avec Pétain “, Jean-Baptiste Ferracci publie ” une autre histoire du Général de Gaulle ”

Sur un document exceptionnel que s'est procuré Jean-Baptiste Ferracci, on voit Philippe Pétain à côté de Charles De Gaulle.
Sur un document exceptionnel que s'est procuré Jean-Baptiste Ferracci, on voit Philippe Pétain à côté de Charles De Gaulle.

Jean-Baptiste Ferracci, ancien directeur de Cabinet de Jacques Blanc à la Région puis de Raymond Couderc à la mairie de Béziers revient avec un nouvel ouvrage sur Charles de Gaulle. Il y évoque ses relations avec le maréchal Pétain et un épisode moins connu : celui de sa capture en 1916 à Verdun.

Par P.S. avec L. Beaumel

On peut dire que Charles De Gaulle, aura marqué la vie de Jean Baptiste Ferracci. Il lui consacre une biographie « Une autre histoire de Charles de Gaulle, De la capture à Verdun à la rupture avec Pétain. »

Sur l’un des documents exceptionnels que Jean-Baptiste Ferracci s’est procuré, on voit Charles De Gaulle et Philippe Pétain côte à côte. Le livre parle de leur relation, forte, faite d'admiration jusqu'au point de non retour en 1940.

La reddition de Charles de Gaulle en 1916

« Charles de Gaulle a écrit au Maréchal, explique Monsieur Ferracci, il lui a dit " cette capitulation, n’importe qui aurait pu la faire mais pas vous, Monsieur le Maréchal. " Il avait de l’estime pour lui mais il l’a perdue après la fameuse poignée de main de Montoire, les lois anti-juives, etc. Ça, il ne pouvait pas l’accepter. »

Dans les années 1960, Jean-Baptiste Ferracci alors reporter photographe va enquêter sur l'épisode méconnu de la capture de Charles De Gaulle, alors capitaine, à Verdun en 1916.  Il recueille deux témoignages dont celui d'un allemand qui fait prisonnier, le capitaine De Gaulle.
Jean-Baptiste Ferracci publie une autre histoire du Général de Gaulle
Reportage : L. Baumel, B. Pansiot-Villon

Un épisode enfoui jusque dans la mémoire familiale.  Un journaliste américain a un jour interrogé le Général sur sa reddition, De Gaulle s’est contenté de hausser les épaules, rapporte Jean-Baptiste Ferracci.

Pour lui, cette possible reddition a sans aucun doute pesé lourd sur le cours de l'histoire. Qui sait ce qu'il serait advenu si le premier Président de la Ve République s’était fait tuer au combat ?

« Il a été peut-être plus clairvoyant que d’autres, peut-être moins courageux. Il y a le courage et l’héroïsme mortifères et la clairvoyance salvatrice, il a dû peser les deux », estime l’auteur.

A lire aussi

Sur le même sujet

Max Brail, maire de Lastours, regrette le manque de soutien de la part de l'Etat

Les + Lus