Covid Gard - Hérault : fermetures administratives et PV pour les fêtes sauvages et les matchs illégaux

Passés quelques jours de tolérance, policiers et gendarmes ne badinent désormais plus avec l'application du décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de COVID, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Ils verbalisent.
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Illustration © maxppp FRANCOIS DESTOC
Depuis 10 jours, des opérations de contrôles sont effectuées par les policiers et les gendarmes afin de veiller au respect des mesures anti-regroupement pour faire face à l’épidémie de Covid. Les établissements recevant du public et les sites sportifs, normalement fermés, sont particulièrement visés. Mais les forces de l'ordre sont aussi très attentives aux signalements de tapages nocturnes qui laissent présager de fêtes sauvages.

Dans le Gard, depuis le 29 octobre, un stade a été évacué alors que s'y tenait un match de foot illégal. Un établissement de nuit et 5 débits de boissons ont été lourdement sanctionnés par une fermeture administrative, tandis que 33 bars ont été verbalisés et mis en demeure pour non-respect des mesures Covid et/ou des dispositions du code de la santé publique.

100 supporteurs au stade à Nîmes

Dimanche 15 novembre en milieu d'après-midi, un appel anonyme prévient la police de Nîmes, qu'un match de foot se joue au stade des Courbiers avec de nombreux spectateurs.
Arrivés sur place, les policiers de la DDSP 30 constatent la présence d'une cinquantaine de voitures sur le parking du stade. Ils demandent alors des renforts... un escadron de gendarmerie qui était en sécurisation sur le quartier du Chemin Bas d'Avignon se positionne et intervient.

Bilan, une centaine de spectateurs a pris la fuite. Seuls les joueurs des 2 équipes et les 2 arbitres ont été verbalisés pour non-respect du confinement.

6 fermetures administratives dans le Gard

Depuis le début du reconfinement, 38 débits de boissons du Gard ont reçu une mise en demeure pour non respect des mesures Covid. 5 d'entre eux ont même fait l'objet d'une mesure de fermeture administrative pour des durées allant de 15 jours à 3 mois.
Par ailleurs, le préfet du Gard a pris une mesure de fermeture administrative à l’encontre de l’établissement Blue Diamond Eleven-Club, situé à Marguerittes, près de Nîmes, à compter du 12 novembre, il est fermé pour 3 mois.

Une fête sauvage à Mauguio

Dans l'Hérault, près de Montpellier, les gendarmes sont intervenus dimanche à Mauguio pour une fête dans une propriété privée louée sur une plateforme sur intenet. Un rassemblement d'une trentaine de personnes. L'organisateur avait même lancé une invitation sur les réseaux sociaux. Il a été convoqué par les gendarmes et les personnes présentes ont toutes été verbalisées.

Avec la fermeture des discothèques, des clubs et désormais des bars et restaurants, ces fêtes sauvages sont de plus en plus nombreuses. Mais les contrevenants sont prévenus, c'est maintenant, tolérance zéro.

Les policiers s'invitent au mariage à Montpellier

Ils ont voulu se marier comme si de rien n'était, comme s'il n'y avait pas de crise sanitaire... Mais pour cause de non-respect des règles sanitaires, du confinement, jets et tirs de mortier, mariés et policiers ont  joué au chat et à la souris, vendredi 13 novembre dans le quartier de La Mosson à Montpellier.
Les participants à la noce ne portaient pas de masque, n'avaient pas d'attestation et le nombre de convives était bien supérieur à la limite de 6. Malgré une distribution généreuse de PV, le groupe se rend à la salle des mariages de Grammont en multipliant cette fois, les excès de vitesse.

Un des convives a fini au commissariat, en garde à vue.
 
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