Caméra cassée, coups, un journaliste de M6 violemment agressé pendant un reportage à Nîmes, un adolescent interpellé

Jérôme Régali, journaliste de M6, a été victime d'une violente agression lors d'un reportage, ce mardi 6 juin à Nîmes. Il a été hospitalisé et sa caméra a été cassée par les assaillants. Un adolescent a été interpellé.

Jérôme Régali, journaliste de M6, a été victime d'une violente agression ce mardi 6 juin à Nîmes. Il a été hospitalisé et sa caméra a été cassée par les assaillants. Le Club de la presse Occitanie a pu joindre le reporter. "Frappé debout et au sol, il souffre de nombreux coups et de multiples ecchymoses. Les médecins attendent le résultat des radios."

Le reporter montpelliérain a été pris à partie, mardi matin, par deux personnes alors qu’il effectuait un reportage dans le quartier Pissevin, près de la médiathèque Marc-Bernard, équipement public que la mairie de Nîmes a décidé de fermer en raison de la présence permanente de trafiquants de stupéfiants.

En patrouille dans le secteur, la police est intervenue et a pris en charge le journaliste de M6. Une plainte devrait être déposée au commissariat de police de Nîmes.

Un mineur a été interpellé en début d'après-midi selon la DDSP du Gard.

"Violences  sauvages"

Cécile Gensac, Procureure de la République de Nîmes se positionne clairement afin de lutter contre l'insécurité dans ce quartier. Et dénonce, dans un communiqué, l'agression de notre confrère ce matin. "Elle s’émeut en outre des faits de violences survenus depuis lors à l’encontre d’un journaliste et indique qu’une enquête de flagrance est ouverte pour ces nouveaux faits. Elle s’attache, en lien avec les services de police, et en coordination avec la préfecture dotée des pouvoirs de préservation de l’ordre public et de l’emploi des forces d’intervention, à tenter de faire élucider au plus vite l’ensemble des faits dénoncés", précise le communiqué de presse. 

Gérald Darmin condamne également l'agression sur Twitter.


De son côté, le Club de la presse Occitanie s’insurge contre le comportement des agresseurs et dénonce "les violences sauvages commises contre les journalistes dont la seule mission consiste à informer le public". "Au nom de la liberté de la presse et du respect dû aux journalistes qui œuvrent pour une saine et nécessaire démocratie", le Club de la presse Occitanie déclare se réserver le droit de se constituer partie civile.

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