17 ans après, le projet de 2 x 2 voies pour désengorger l'entrée ouest de Nîmes a été déclaré d'utilité publique ouvrant droit aux expropriations. Une étape importante dans ce projet mais qui ne freinera pas la détermination de ses opposants.

Une file de véhicules pare-chocs contre pare-chocs venant d’Alès au nord ou de la Vaunage à l’ouest en passant par Caveirac, les automobilistes n’en peuvent plus des embouteillages. "De 7 heures à 9 heures le matin et le soir après 18 heures, c'est l'enfer", soupire une automobiliste.

Pour fluidifier la circulation et désengorger l'entrée de Nîmes, il est envisagé de relier la route nationale 106 au nord à l’A9 et à la nationale 113 au sud. Un serpent de mer vieux de 17 ans désormais déclaré d’utilité publique

Caveirac opposée au projet

Mais à Caveirac, commune coupée en deux par le tracé, la commune y est toujours opposée pour au moins deux raisons.

"On est contre car cela va générer une augmentation de la circulation : on ne pourra plus entrer et sortir de Caveirac comme on le voudra. De plus, cela porte atteinte à l'environnement. Avec 190 hectares de pins et de garrigue qui seront détruits", précise Jean-Luc Chailan, le maire de Caveirac.

Après enquête publique, le projet routier avait décroché en avril dernier un avis favorable mais avec des réserves.

Augmentation du trafic

L’étude préalable avait estimé que le trafic en serait considérablement augmenté depuis l'échangeur de Saint-Césaire et pour les riverains la récente modification du tracé n'arrange rien.

"Cette modification est catastrophique car d'après le schéma, on constate que les poids lourds entrant et sortant de Saint-Césaire seront obligés de passer par la route départementale 40 pour rejoindre le contournement ouest de Nîmes", ajoute Laurent Scheiner, vice-président Association Caveirac-Vaunage.

Une cagnotte pour les frais de justice

Les opposants ont lancé une cagnotte pour financer les frais de justice pour attaquer la déclaration d'utilité publique.

La métropole de son côté défend en priorité la réalisation d'un premier tronçon entre l’A9 et la RD 40 pour soulager le gros du trafic sur la route d’Alès.

Écrit avec Alexandre Rozga.