Des élèves du Lycée Daudet à Nîmes bloquent leur établissement pour demander l'annulation des épreuves du Bac

Des élèves du Lycée Daudet à Nîmes (Gard) bloquent l'entrée de leur établissement ce jeudi 6 mai. Ils réclament l'annulation des épreuves du baccalauréat en raison des conditions d'enseignement liées au Covid. Ils souhaitent la prise en compte du contrôle continu pour valider leur examen. 

Depuis jeudi 6 mai, les élèves du Lycée Daudet bloquent l'entrée de leur établissement pour demander l'annulation des épreuves du baccalauréat.
Depuis jeudi 6 mai, les élèves du Lycée Daudet bloquent l'entrée de leur établissement pour demander l'annulation des épreuves du baccalauréat. © Christelle Nicolas- FTV

Sur la porte du Lycée Daudet à Nîmes (Gard) plusieurs feuilles ont été scotchées sur lesquelles sont écrits "Bac Noir", "Stop aux inégalités", "Bac BTS en contrôle continu". Une soixantaine de lycéens bloque depuis le jeudi 6 mai l'entrée de cet établissement secondaire nîmois. Tous réclament l'annulation des épreuves du baccalauréat et la prise en compte du contrôle continu. 

Des inégalités entre établissements

"Depuis le 3 mai, beaucoup de lycées partout en France se mobilisent pour cette prise en compte du contrôle continu, mais aussi pour la dépénalisation du manque de stage pour les filières professionnelles et BTS, l'annulation du grand oral", explique l'un d'eux à France 3 Occitanie. "Pour le grand oral, cela a été très compliqué de se préparer. Même les professeurs n'en connaissent pas les modalités. Au-delà de ça, il y a de grandes inégalités entre lycées. Certains lycées comme le lycée Lamour à Nîmes ont eu des cours 100% en présentiel depuis le début de l'année, d'autres n'ont eu que 50% en présentiel. Soit deux fois moins de cours."

Mobilisation d'élèves du Lycée Daudet, à Nîmes (Gard), devant leur établissement.
Mobilisation d'élèves du Lycée Daudet, à Nîmes (Gard), devant leur établissement. © Christelle Nicolas - FTV

Selon ces lycéens, le ministère de l'Education nierait la réalité de ces inégalités. Ils mettent en avant le fait que l'an dernier, le contrôle continu avait été pris en compte pour l'examen."Cette année, les conditions sont encore plus compliquées. Nous avons l'impression que Jean-Michel Blanquer a fait du maintien de ces épreuves un leitmotiv personnel. Nous avons l'impression de ne pas être écoutés", déplore le même lycéen.

Jusqu'à midi, la mobilisation s'est déroulée dans le calme. Suite à un appel sur les réseaux sociaux, d'autres élèves de lycées nîmois sont en train de renforcer cette action.

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