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Gard : féminicides en hausse, le témoignage poignant d'une jeune femme originaire de Foissac

illustration - juillet 2019 / © MAXPPP
illustration - juillet 2019 / © MAXPPP

En 2018, une femme a été tuée tous les trois jours par son compagnon ou ex-conjoint. Un chiffre en augmentation chaque année. Aline est originaire de Foissac, dans le Gard, elle a supporté pendant 6 ans un conjoint violent sans parvenir à le quitter.

Par Camille Nowak

Depuis le 1er janvier, 77 femmes ont été victimes de féminicides en France. À Foissac, dans le Gard, Aline mère de quatre enfants est à la tête d’un domaine viticole, elle a été victime de violences conjugales pendant 6 ans :
 

C’est difficile, parce que parfois on est attachés à ces personnes toxiques, parce qu’on a un cœur, on veut vivre l’amour et on veut sauver notre famille.
 

Au total, 121 féminicides ont été recensés en 2018 : 26 qualifiés en assassinat, 85 en meurtres et seulement 10 en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
 



Dans la région, ces faits sont fréquents. Le dernier féminicide en date remonte au vendredi 5 juillet. Ce jour-là, à Perpignan, une femme a été tuée par son compagnon dans un appartement. Le conjoint de la victime, âgé d’une quarantaine d’années, a été mis en examen pour meurtre sur conjoint.
 

Une manifestation contre les féminicides avait par ailleurs été organisée à Perpignan également mardi 9 juillet. Environ 300 à 400 personnes ont participé au rassemblement Femmes Solidaires et Collectif Droits des femmes 66.
 
Perpignan - 300 à 400 personnes se sont mobilisées contre les féminicides - 9 juillet 2019 / © France 3 LR
Perpignan - 300 à 400 personnes se sont mobilisées contre les féminicides - 9 juillet 2019 / © France 3 LR


Des dispositifs insuffisants selon les associations


Les associations estiment les moyens mobilisés largement insuffisants. Béatrice Bertrand est directrice centre d’information sur les droits des femmes et des familles :

Je sais que c’est difficile pour les femmes d’agir, elles sont sous ces menaces donc elles se disent si j’agis ce sera encore pire. Mais si vous n’agissez pas ce sera pire aussi donc autant agir et être accompagné, c’est le message qu’il faut passer.


Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, a en effet, pointé "des dysfonctionnements de terrain qui ne correspondent pas à la politique impulsée par le gouvernement". Elle a souligné qu’aucune femme ne devait "rester livrée à elle-même alors qu'elle a fait la démarche de faire appel aux forces de l'ordre pour la protéger".

Face à cette situation alarmante, le gouvernement a annoncé dimanche 7 juillet la tenue d'un "Grenelle des violences conjugales" du 3 septembre au 25 novembre, en promettant des mesures concrètes.

Les dispositifs mis en place pour lutter contre les violences conjugales :

 

  • Le 3919 : il est destiné à toutes les formes de violences faites aux femmes. Il est anonyme et gratuit, accessible sept jours sur sept et est géré par la Fédération nationale solidarité femmes. 
  • Les structures locales : la liste est accessible via le 3919 ou sur une carte interactive sur le site stop-violences-femmes.gouv.fr. Elle recense les lieux d'écoute et les accueils de jour qui permettent de préparer, d'éviter ou d'anticiper le départ des femmes de leur domicile.
  • Les référents femmes victimes de violence : ils veillent à ce que tout soit mis en œuvre pour concourir à un retour à l’autonomie de la femme victime de violences notamment en s’assurant de la coordination des différents intervenants et dispositifs impliqués.

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