Gard : les filles de l'équipe de France de kayak se préparent pour les Jeux Olympiques au Grau-du-Roi

Avant les Jeux Olympiques de Tokyo, l'été prochain, l'équipe de France féminine de kayak en ligne est en stage au Grau-du-Roi. Après des préparations annulées en Australie et dans le Lot, c’est sur le canal du Rhône que les six filles de l’équipe de France peaufinent leur technique.

Les filles de l'équipe de France de kayak s'entraînent au Grau-du-Roi - février 2021.
Les filles de l'équipe de France de kayak s'entraînent au Grau-du-Roi - février 2021. © FTV - Nicolas Chatail

Repousser ses limites

Depuis 10 jours, six kayakistes de l’équipe de France olympique féminine s’entraînent sans relâche au Grau-du-Roi. L’objectif : gagner une place pour les Jeux Olympiques de Tokyo. Sur l’eau ou sur terre, elles donnent tout, quitte à en souffrir : "Cela fait partir du sport de haut niveau quand on veut repousser nos limites nous sommes obligées de repasser à l’état de souffrance. Cela fait partie du jeu. Si on y retourne, ça veut dire que l’on a peut-être un petit côté sadique", plaisante Manon Hostens de l’équipe de France olympique de kayak.

Les six filles s'entraînent ensemble, vivent ensemble pendant les stages intensifs, mais elles le savent : seules quatre d'entre elles seront sélectionnées pour participer aux Jeux Olympiques de Tokyo : "On sait que l’on a besoin les unes des autres, pour aller vite et faire face à la concurrence internationale, ce n’est pas tous les jours facile. On a toute une phase où l’on est adversaire, concurrente et puis après on passe dans le même bateau donc on est coéquipière. C’est un peu la subtilité de notre sport", ajoute Léa Jamelo de l’équipe de France olympique de kayak.

Tous les jours, les six s’entraînent à la salle et sur l'eau - février 2021
Tous les jours, les six s’entraînent à la salle et sur l'eau - février 2021 © FTV - Nicolas Chatail

Concurrence saine

Mais cette concurrence est nécessaire, selon leur entraîneur : "L’objectif est que les unes apportent aux autres. Ce n’est pas être dans la recherche d’être la meilleure Française mais dans la recherche d’être la meilleure mondiale. C’est essayer de mutualiser les compétences de chacune pour aller jouer avec la concurrence internationale et non pas imaginer que seule dans ce coin on puisse y arriver."

Parmi elles, trois ont déjà participé aux JO de Rio, Léa, Manon et Sarah, sans jamais aller sur le podium. Cette fois-ci, elles auront la médaille : "L’objectif des JO il est important, il nous donne de l’énergie, on a plus le temps maintenant de laisser la place au doute", nous dit Sarah Guyot, de l’équipe de France olympique de kayak.

La fédération française de canoé kayak annoncera début juin le nom des quatre kayakistes qui représenteront la France aux prochaines olympiades.

Le reportage de Jérôme Gaussen et Nicolas Chatail 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
canoë-kayak sport jeux olympiques femmes société