Nîmes : les handballeurs de l'USAM enfin en coupe d'Europe

Les Nîmois de l'USAM boostés après leur dernière victoire contre Nantes. / © MaxPPP
Les Nîmois de l'USAM boostés après leur dernière victoire contre Nantes. / © MaxPPP

Pour la 1ère fois depuis 25 ans, les handballeurs de l'USAM disputeront ce samedi 16 un match de coupe d'Europe. Ils se déplaceront en Hongrie pour affronter pour le compte du 3ème tour de la coupe EHF l'équipe de Csurgoi. Voilà qui rappellera des souvenirs aux anciens!

Par Sylvie BONNET avec Eric FELIX

C'était en 1994. La première édition de la Ligue des champions. Et l'équipe de handball de Nîmes, l'USAM des années 80, affrontait les plus grands comme Zagreb, champion d'Europe en titre. L'équipe nîmoise avait fière allure avec Gaudin, Lathoud, Volle, Stoecklin et un certain Alain Portes, le plus capé des Usamistes.

"Ils avaient empilé 5500 personnes dans le Parnasse, se souvient Alain Portes. Côté normes de sécurité, c'était pas terrible! et on avait battu le champion d'Europe, donc on a eu des grands moments, parce que c'était une belle équipe et il y avait eu quelques petites campagnes bien sympas avec des gens du crus... Tout ça, ça fait de belles anecdotes sur 7/8 ans!"

Malgré un nul à Zagreb, l'UNAM avait alors raté la finale d'un point. Aujourd'hui, 24 ans plus tard, ce grand retour sur la scène européenne est un aboutissement même si les retombées financières restent limitées.

"A ce stade de la compétition, il n'y a pas de retombées économiques de la coupe d'Europe, confirme le président de l'USAM, David Tébib. Par contre évidemment si nous avons la chance de nous qualifier, on rentrerait dans une séquence toute autre et il y aurait la possibilité de récupérer quelques euros dans la phase finale..."


La Green Team pourra s'appuyer ce samedi à Csurgoi en Hongrie sur l'expérience de Michaël Guigou. Des campagnes européennes, l'ex-Montpelliérain en a vécu un certain nombre même si l'ailier gauche de l'USAM reste très prudent...

"Le fait d'avoir fait beaucoup de matches sert, admet Michaël Guigou, mais on voit chaque année que même des équipes d'expérience, des joueurs d'expérience sont capables de perdre leur sang froid et leurs moyens sur ces matches là. Malgré l'expérience, il faut toujours être vigilants..."

Mais il y a parmi les joueurs de l'USAM un homme qui connait bien Csurgoi et son palais des sports. C'est le gardien slovaque Teodor Paul. Il y a joué pendant un an au sein de l'équipe hongroise et se rappelle des équipement modestes : "La salle est plus petite que le Parnasse. Il y a peut-être 7 ou 800 personnes. Ici au Parnasse, je crois que c'est beaucoup mieux."

Reste à savoir si l'ambiance plus intime de la salle hongroise réussira à l'équipe nîmoise habituée à l'espace du Parnasse.

Le reportage à Nîmes d'Eric Félix, Jérôme Curato, Pascale Barbes et Christelle Nicolas 
 



 

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