Pas de Flamme olympique dans le Gard, les Nîmois privés injustement d'une fête populaire ? Le département s'explique

Plus sur le thème :

La Flamme aura traversé l'Hérault, les Pyrénées-Orientales, l'Aude et la Haute-Garonne avec une arrivée à Toulouse vendredi. Mais le Gard en est privé. Si des habitants s'estiment lésés, le Département explique son choix. Aucun regret pour les commerçants.

Des scènes de liesse à Montpelllier, du monde partout où elle passe, la Flamme rencontre un franc succès depuis son arrivée en France. L'Occitanie bat au rythme du feu olympique depuis lundi 13 mai, et la Flamme terminera sa visite de la région dimanche 19 mai dans les Hautes-Pyrénées avec une arrivée à Tarbes. Mais le Gard, qui n'aura pas vu la flamme s'embraser sur son sol, serait-il "puni", en étant privé de cette fête populaire ? Pas si sûr.

Un coût trop élevé

"C'est un événement international, vu par des millions de personnes, c'est vraiment dommage que le Département n'ait pas mis l'argent nécessaire" s'agace franchement une Nîmoise. "Les Jeux m'intéressent peu, mais j'aurais voulu participer au spectacle", continue une autre habitante.  

La collectivité assume pourtant sa décision. "Le Gard ne participera pas. Motif invoqué : le coût financier exigé : environ 150 000 euros" se défend le Département. Même si le passage de la Flamme pouvait accueillir des milliers de spectateurs conquis, notamment à Nîmes, cette décision n'ébranle pas les professionnels. 

Aucun regret pour les restaurateurs, au contraire

"On a jamais vécu un passage de la Flamme, impossible de dire si on en aurait bénéficié ou non. Cela dépend de tellement de critères", estime Frédéric Sanchez, restaurateur. 

Hasard du calendrier, la semaine de passage de la Flamme en Occitanie coïncide avec la tenue de la Feria de Nîmes, qui commence jeudi 16 mai. Les festivités attirent un million de visiteurs chaque année et représentent un gain de chiffre d'affaires de l'ordre de +20 à +30% par an pour les restaurateurs et commerçants. "Cette fête est un succès, elle concentre les traditions gardoises. La Flamme ne passe certes qu'une fois dans une vie, mais quel aurait été l'avantage pour la ville, si ce n'est une désorganisation de la Feria qui profite déjà grandement aux commerçants ?" ajoute Eric Bouget, président de l'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie du Gard.

Quels que soient les arguments des uns et des autres, Nîmes s'apprête donc à s'enflammer... sans la Flamme.