Un Nîmois de 42 ans est mort écrasé par un arbre à Saint-Just-d'Ardèche

Une vingtaine de pompiers s'attachent, ce lundi matin, à sécuriser le camping des Ponts de Saint-Just-d'Ardèche, en enlevant notamment les arbres tombés, au lendemain d'une mini-tornade qui a fait un mort et quatre blessés. La victime est un Nîmois de 42 ans.

Saint-Just-d'Ardèche (Ardèche) - un Nîmois tué par la chute d'un arbre dans un camping. Pompiers et gendarmes sécurisent les lieux - 21 juillet 2014.
Saint-Just-d'Ardèche (Ardèche) - un Nîmois tué par la chute d'un arbre dans un camping. Pompiers et gendarmes sécurisent les lieux - 21 juillet 2014. © F3 Rhônes-Alpes

Quelque 170 personnes rescapées, sur les 300 évacuées, ont passé la nuit non loin de là dans la salle polyvalente du collège de Bourg-Saint-Andéol en attendant de pouvoir récupérer leurs affaires.

Sur les quatre personnes blessées, deux étaient toujours hospitalisées lundi, mais leur état n'inspirait pas d'inquiétude, selon la Préfecture de l'Ardèche.

Le camping des Ponts reste inaccessible et présente toujours un spectacle d'apocalypse: arbres tombés et parfois déracinés, caravanes éventrées...

Une vingtaine de pompiers de plusieurs brigades avoisinantes, aidés de bénévoles, s'affairaient pour dégager, à l'aide de tronçonneuses, les troncs d'arbres et les innombrables branches jonchant le sol.

"Actuellement nous procédons au nettoyage et à la sécurisation du camping pour que les campeurs puissent revenir chercher leurs affaires", a déclaré à l'AFP Stéphane Beroud, directeur de cabinet du préfet de l'Ardèche. Ce qui ne devrait pas intervenir avant l'après-midi, a-t-il précisé.


Interrogé par l'AFP, Jean-Marc Serre, maire de Bourg-Saint-Andéol, qui a organisé l'accueil dans sa commune, a promis: "Tout le monde pourra aller récupérer ses affaires, mais il ne pourront sans doute pas dormir sur place".

Dans la salle polyvalente, où étaient installés des lits pliants de l'armée, les gens étaient sous le choc, mais ils remerciaient les bénévoles qui les ont "très bien accueillis".
Une cellule psychologique a été mise en place et la Croix-Rouge a été mobilisée pour offrir un déjeuner à tous ceux qui s'y trouvent, a encore indiqué M. Beroud.

L'un des rescapés a raconté qu'au moment de la tornade, il était allé se réfugier, en famille, dans les sanitaires. "Nous avons entendu quelqu'un qui criait qu'une personne était coincée, nous sommes très vite arrivés sur place, mais c'était trop tard".
Selon d'autres témoins, la victime, un homme de 42 ans, serait "allé récupérer son chien au moment où il a reçu un arbre sur la tête entre la caravane et sa voiture".
Un témoin interrogé sur place dimanche soir a raconté que le ciel "grondait", avec un bruit "sourd", "mais pas comme d'habitude, pas comme un orage".

"Puis tout d'un coup c'est devenu noir encre, et en cinq minutes ça s'est mis à tomber", a-t-il ajouté. "Et vraiment c'était la tempête, une tornade, on n'y voyait pas à deux mètres. Il y avait de la grêle, les arbres se couchaient dans tous les sens, les branches tombaient et, oui, c'était l'enfer."


"Heureusement que cela s'est produit dans l'après-midi, quand beaucoup de campeurs étaient partis, car le bilan aurait pu être plus terrible", a déclaré lundi à un photographe de l'AFP un adjoint au maire de Saint-Just.
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