Une première dans le Gers : un automobiliste condamné à utiliser un éthylotest anti-démarrage

© FTV/O.Denoun
© FTV/O.Denoun

Contrôlé positif au test d'alcoolémie en août dernier, un automobiliste a été condamné à utiliser un éthylotest anti-démarrage pour pouvoir circuler. Son permis de conduire a été annulé pour plusieurs mois mais grâce à ce dispositif il va pouvoir utiliser son véhicule plus rapidement.

Par Karine Pellat

Après une soirée arrosée, un automobiliste de 44 ans est contôlé positif à Condom dans le Gers. Son permis de conduire lui est immédiatement retiré. Quelques jours plus tard, lors d'une comparution immédiate son permis est annulé pour un mois mais la sanction est accompagnée de l'EAD : l'éthylotest anti-démarrage. Après l'annulation d'un mois, il pourra récupérer son permis de conduire s'il a équipé son véhicule du dispositif.


Une sanction "positive"


Dans le cas de ce Gersois, l'obligation d'utiliser un éthylotest anti-démarrage est une sanction, mais elle va lui permettre d'utiliser son véhicule plus rapidement. Le dispositif permet à certains conducteurs de pouvoir continuer à travailler, se déplacer...Pour la même infraction, sans le dispositif, l'annulation du permis de conduire aurait pu être de plusieurs mois.


L'éthylotest anti-alcoolémie : pour qui ?


C'est le préfet et seulement lui qui peut proposer ce dispositif à un automobiliste en infraction. Que ce soit avant ou après la condamnation. Comme précisé sur le site de la Sécurité Routière :

Les conducteurs contrôlés en état alcoolique ou en état d’ivresse, ainsi que ceux qui, en état alcoolique, sont responsables d’un homicide ou de blessures involontaires, peuvent être concernés par l’obligation de se soumettre à l’éthylotest anti-démarrage avant de prendre le volant.


Comment ça marche ?


L'éthylotest anti-démarrage bloque le véhicule avant le départ si le taux d’alcoolémie du conducteur est positif. 20 à 30 minutes après le démarrage un nouveau souffle doit être réalisé à l’arrêt. Si ce deuxième contrôle n’est pas effectué, le véhicule ne redémarrera plus une fois arrêté. A découvrir dans ce reportage de Frédéric Fraisse et Olivier Denoun, le mode d'emploi de cet éthylotest :


 
Gers : comdamné à utiliser un éthylotest anti-démarrage
L'éthylotest anti-démarrage : comment ça marche ? - France 3 Occitanie
 

Combien ça coûte ?


Une fois condamné à utiliser le dispositif, l'automobiliste doit faire installer le boitier dans un centre homologué. L'installation est à la charge du conducteur. Il faut compter entre 1 000 et 2 000 euros en fonction de la durée de la condamnation. Car cet éthylotest se loue. Il suffira de le faire enlever au terme de la condamnation.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

Max Brail, maire de Lastours, regrette le manque de soutien de la part de l'Etat

Les + Lus