Le retour d'Intervilles sans vachettes jette un froid de canard sur le département du Gers

Le retour annoncé pour l'été du jeu télévisé culte Intervilles sur France 2, mais sans vachettes, au prétexte de la cause animale, provoque émoi et début de mobilisation au pays de la course landaise. 

Intervilles, en version traditionnelle. Avec vachettes - archives
Intervilles, en version traditionnelle. Avec vachettes - archives © Max PPP
C'était une émission de télévision d'une haute tenue intellectuelle, créée en 1962 par un maître en la matière, Guy Lux.

Intervilles a tenu bon la rampe pendant plus de 50 ans. Dans ce jeu culte, deux villes françaises s'affrontaient au travers une série d'épreuves dans une  arène. Il y avait des parcours d'obstacles glissants et des plateaux tournants qui provoquaient d'hilarantes dégringolades. Il y avait surtout les irrésistibles épreuves avec des « vachettes » déstabilisant les candidats, directement inspirées des courses landaises.  

Mais voilà que le retour annoncé pour l'été de ce jeu culte sur France 2 sans ce qui en a fait sa substantifique moelle, ces vachettes, au prétexte de la cause animale, provoque la stupeur au pays des courses landaises, dans les départements des Landes et du Gers.

L'émoi est tel qu'un groupe Facebook, réunissant des milliers de personnes et intitulé "Non à Intervilles sans vachettes" s'est constitué. Des élus s'indignent. Un appel à boycott de l'émission a déjà été lancé. Personne ne comprend que la nouvelle version d'Intervilles revienne sans l'épreuve des vachettes landaises au nom de la défense da la cause animale. "On n'a jamais maltraité les vaches dans nos arènes de course landaise où il n'y a pas de mise à mort", proteste un élu. 

"Intervilles présenté par Nagui, c est comme la foire au gras de Samatan animée par Arielle Donsballe", s'indigne l'auteur d'un post sur le groupe Facebook.

Un autre propose pêle mêle "du rugby sans ballon, une course hippique sans chevaux, une course de lévriers sans chiens". Et même, "une palombière sans palombes".

"Si il n'y a pas de vachettes sur Intervilles, calcule le maire de Nogaro Christian Peyret, il se peut que demain on vienne attaquer nos courses d'amateurs, nos spectacles taurins et ainsi de suite. Nous, on y voit un réel danger".

C'est dire, au nom de la défense du patrimoine culturel gascon, si l'heure est grave au pays où la course landaise constitue toujours l'évènement central des fêtes de villages.

Voir le reportage de Karen Cassuto et de Xavier Marchant :
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