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Municipales 2014 à Saint-Gaudens : la sous-préfecture qui cherche à s'affirmer

© France 3
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Etat des lieux à Saint-Gaudens, sous-préfecture de la Haute-Garonne, à moins d'un mois des élections municipales où pas moins de 6 listes devraient être en lice. 

Par F. Valéry et D. Gérard

Situé à une heure de Toulouse et de Tarbes, Saint-Gaudens compte 11246 habitants (recensement de 2010 entré en vigueur en 2012). La capitale du Comminges attire les convoitises : six candidats ont montré leur volonté de déposer une liste aux prochaines municipales (23 et 30 mars).

Parmi eux, un maire-sortant, un ancien maire, un petit-fils de maire ou encore un conseiller général.

A Saint-Gaudens, la campagne commence, tout doucement. Les candidats sont dans les starting-blocks.
Saint-Gaudens 1
A Saint-Gaudens, la population est en constante augmentation depuis une dizaine d’année. L’attractivité des prix et les constructions dites « De Robien » ont permis de faire venir de nouveaux habitants des zones urbaines. Mais pas suffisamment : aujourd’hui, 13% des logements sont vacants sur la ville.

Malgré tout, la population reste assez âgée : un tiers des Saint-Gaudinois a plus de 65 ans.

Pour beaucoup d’habitants, le problème majeur, c’est l’emploi. Le taux de chômage dépasse les 12 % , ce qui en fait l’un des bassins d’emploi les plus sinistrés de la région.  Les 6 candidats font tous de l’emploi une priorité.
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A « Saint-Go », certains d’habitants déplorent aussi le manque de dynamisme du centre-ville. Le manque d’animation, ou encore, les magasins qui ferment, comme dans la rue Victor Hugo. Le sentiment d’insécurité est bien présent, comme nous avons pu le ressentir en interviewant différents habitants sur la question.
Selon les chiffres de la sous-préfecture, le nombre de faits de délinquance constatés a stagné entre 2011 (953) et 2013 (952). Les atteintes aux biens ont-elles baissées de 393 à 361. Seules les violences ont augmenté : 19 faits supplémentaires en 2013
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Le marché de Saint-Gaudens a lieu chaque jeudi matin. On y parle du quotidien, et de plus en plus, de politique. Les débats autour des candidats, de leur programme anime les échanges. Le marché, c’est donc le lieu incontournable pour un candidat qui fait campagne.
Dans une ville comme St-Gaudens, l’équilibre entre commerces du centre et zones commerciales fait aussi débat. Dans la visée d’une partie des candidats, un projet de zone commerciale, sur la ZAC des landes. Un projet qui résume en lui-même la problématique de la ville. Autant de défis à prendre en main pour le futur maire.

Une ville, six candidats

Jean-Raymond Lépinay : maire sortant, se présente sous l’étiquette du parti socialiste. Il a ravi la mairie à la droite (Philippe Perrot) en 2008. Dans sa liste, un policier retraité, président du collectif unitaire citoyen de défense du commissariat. Jean-Raymond Lépinay a été conseiller des finances de Pierre Ortet (maire PS de 1989 à 2001), il a également été conseiller général de la 8ème circonscription jusqu’en 2012.

Jean-Yves Duclos : Sans étiquette, conseiller général du canton de St Gaudens depuis 2011. Il a été élu aux cantonales face à Jean-René Lépinay. En plus d’être depuis 12 ans maire de Villeneuve de Rivière, il est aussi  président du syndicat des eaux de la Barousse. A 43 ans, il mène la liste «St Gaudens ensemble». Parmi ses colistiers, Eric Heuillet. Parmi ses soutiens, l’ancien maire de la ville : Pierre Ortet.

Philippe Perrot : Il a dirigé la ville de 2001 à 2008. Il a été battu par JR Lépinay en mars 2008 par 191 voix. Médecin généraliste sur Saint-Gaudens depuis 1983, il a constitué une liste intitulée : « St Gaudens Energies »

Franck Ferjoux : A 46 ans, ce chef d’entreprise est aussi le petit fils d’un ancien maire de la ville Jacques Ferjoux (maire RPR de 1974 à 1989). En janvier 2014, le candidat reçoit le soutien départemental de l’UMP 31 et de l’UDI.
Sa liste s’intitule « Vivre St Gaudens ».
www.vivrestgaudens.fr

Denis Sourd : Le candidat du Front national cherche encore à boucler sa liste. Responsable de son parti pour la 8ème circonscription de Haute-Garonne, c’est la première fois qu’il se présente à des élections municipales.

Bruno Miquel : S’il arrive à constituer sa liste avant le 7 mars, il sera le candidat du Front de Gauche. Ce professeur d’histoire a été l’initiateur un collectif « Halte aux constructions anarchiques », qui dénonce la multiplication des constructions dites « De Robien » sur la ville, et près de 1000 logements vides.

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