Sans-abris à Toulouse: les travailleurs sociaux tirent la sonnette d'alarme

Collectifs et associations d'aide aux plus démunis dénoncent "une situation dramatique". / © Photo: Anne Ployard
Collectifs et associations d'aide aux plus démunis dénoncent "une situation dramatique". / © Photo: Anne Ployard

A l'approche de l'hiver, collectifs et associations d'aide aux sans-abris dénoncent une urgence sociale à Toulouse. Dans la ville rose, 4500 personnes dorment dans la rue et la situation pourrait bien s'aggraver. 

Par Cécile Frechinos

Quiconque se balade dans les rues de Toulouse l'a déjà remarqué. Dans la ville rose, de plus en plus de personnes dorment dans des tentes, des abris de fortunes ou tout simplement dans la rue. 
Ils sont actuellement plus de 4500 à vivre ainsi dans la ville. 

"Il n'y a pas assez de logements et de créations de places d'hébergements" s'inquiète  Thibaud Poussineau, membre d'un collectif de cantine sociale destinée aux plus démunis dans le quartier de la gare Matabiau. 
 

60 000 demandes d'hébergement d'urgence refusées cette année 


Les chiffres relevés par le Samu social toulousain confirment ce constat.
En effet, moins de 6% des appels au 115 aboutissent. Et sur ces 6%, plus de 60 000 demandes d'hébergement d'urgence ont été refusées cette année.

"Alors même que le nombre de personnes à la rue ne cessent d'augmenter, les moyens dont nous disposons diminuent", souligne Thibaud Poussineau. 

Thibaud et 150 autres travailleurs sociaux manifestaient donc cet après-midi à Toulouse pour dénoncer une urgence sociale. 

Car en plus du manque cruel de moyens dont ils souffrent, le climat municipal à l'encontre des plus démunis se serait durci. 
En cause : les arrêtés anti-bivouac, anti-prostitution et les expulsions. 
 

30 000 logements vides à Toulouse 

"Il y a vrai harcèlement policier pour tenter de rendre invisible les sans-abris, ce qui complique encore d'avantage la situation", se désole Thibaud Poussineau. 

Parallèlement, à Toulouse plus de 30 000 logements seraient vides ou inhabités. Une aberration pour ces travailleurs sociaux qui demandent la réquisition de ces logements. 

A l'approche des élections Municipales ils espèrent bien peser dans le débat. 

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