Aéronautique : AAA va supprimer 241 emplois à Toulouse

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Écrit par Yann-Olivier d'Amontloir

Le sous-traitant aéronautique AAA va supprimer 241 emplois sur son site de Colomiers près de Toulouse. C'est le résultat d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) signé par les syndicats FO. et CFE-CGC avec la direction. La CFDT conteste les modalités d'accompagnement de ces licenciements.

Un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) , a été signé ce vendredi par les syndicats FO et CFE-CGC, majoritaires ensemble au sein du personnel du sous-traitant aéronautique AAA.

"La décision fut compliquée et douloureuse, mais nous l'assumons" expliquent les 2 syndicats.

La pandémie de Covid-19 et le confinement ont très fortement impacté le transport aérien, menaçant la survie du secteur de l'industrie aéronautique.

Le site de Colomiers le plus impacté

Ce PSE prévoit le licenciement de 502 personnes, soit près d'un tiers de ses effectifs en France : le site de AAA-Toulouse, implanté à Colomiers, va subir 241 suppressions d'emplois.

AAA (Assistance aéronautique et aérospatiale), qui emploie 1.587 salariés en France et 3.500 dans le monde, est spécialisé dans les services sur site pour des clients tels qu'Airbus, Stelia, Safran et Dassault.

En quelques mois nous avons perdu 65% de notre chiffre d'affaires. Sans le PSE, fin janvier on était en cessation de paiement. On a fait ce qu'on pouvait avec nos moyens.

Gilles Chauby, président d'AAA

Au départ, le plan proposé en juillet dernier par la direction prévoyait de supprimer 719 postes, soit 45% des effectifs, à cause de la chute de l'activité liée à la pandémie de Covid-19.

La crainte d'un dépôt de bilan

Le nouveau PSE anticipe la suppression de 567 postes, dont 502 licenciements et 65 postes à pourvoir supprimés, ce qui représente encore un tiers des effectifs de la société.

On a signé parce que ça permet demain de conserver 1.050 personnes à AAA et ça permet de garantir un certain nombre d'avancées pour ceux qui seront amenés à partir

Pierre Martin, délégué syndical CFE-CGC

 
Le représentant de la CFDT,  le 2ème syndicat de l'entreprise, s'est déclaré "choqué" par la signature de ce PSE.

"Là où on n'est pas contents, c'est que les dispositifs d'activité partielle de longue durée n'ont pas été pris en compte par l'entreprise", déplore Julien Da'Rolt, secrétaire général CFDT Métaux Somme-Amiens.

L'autre site impacté par ce PSE, celui de Méaulte, dans la Somme, va en effet perdre 128 postes sur 155.

 
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