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Airbus : des fissures sur les ailes des A380 les plus anciens

Un A380 d'Emirates au salon Dubai Airshow 2017 / © AFP
Un A380 d'Emirates au salon Dubai Airshow 2017 / © AFP

Dans une note publiée le 5 juillet, l'Agence européenne de sécurité aérienne préconise l'inspection de 25 A380, sans pour autant recommander leur maintien au sol.

Par Adélaïde Tenaglia

Ce n'est pas une urgence absolue, mais l'alerte est lancée : l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) vient de publier une notification de sécurité préconisant l’inspection de plusieurs Airbus A380, concernant des risques de fissures sur les ailes.

25 appareils sont visés

Selon les Echos, c'est l'entreprise qui aurait elle-même alerté l'AESA après la découverte de fissures sur les longerons extérieurs arrière des ailes de certains appareils. Sur les 234 A380 en service, 25 seraient concernés par ce risque. 

Cette inspection concerne les plus vieux appareils, ceux datant de plus de 15 ans, dont deux appartiennent à Air France. L'AESA ne recommande pas de les clouer au sol, mais indique tout de même que ce problème, faute d'être "détecté et corrigé", serait susceptible de "réduire l'intégrité structurelle des ailes". 

"Cette directive est considérée comme une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d'ailes les plus anciens", indique l'AESA dans son communiqué. Selon ce qui sera découvert lors de ces inspections, l'agence pourrait prendre de nouvelles directives concernant les autres avions en service. 

Contacté par la rédaction, Airbus n'a pas donné suite à nos sollicitations. Auprès des Echos, l'entreprise s'est voulue rassurante : "les directives de navigabilité sont standard dans l'aviation et démontrent le bon fonctionnement du processus de réglementation", a déclaré Airbus.

La réputation de l'A380 déjà entachée en 2012

Ce n'est pas la première fois qu'Airbus doit faire face à un problème de cette nature sur son A380, dont il a annoncé en février dernier la fin de la production. En 2012, l'AESA avait déjà demandé l'inspection de l'ensemble des appareils en service dans le monde après la découverte de micro-fissures sur les ailes de certains d'entre eux, sans demander de les garder au sol. La réparation avait tout de même coûté une centaine de millions d'euros à l'entreprise, et terni la réputation du gros porteur. 

Cette nouvelle alerte pourrait entacher un peu plus son image alors que l'appareil peine à se revendre sur le marché de l'occasion, et que plusieurs compagnies aériennes, dont Air France et la Lufthansa, ont récemment annoncé vouloir se séparer de tout ou partie de leurs A380.
 

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