Avis défavorable pour la construction d'une nouvelle prison à Muret près de Toulouse

Le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable sur le projet de construction d’une nouvelle prison à Muret (Haute-Garonne) près de Toulouse. Il présente selon lui trop d’inconvénients pour les riverains, citoyens et agriculteurs.

Photo d'archives du centre de détention de Muret (Haute-Garonne). Le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable au projet de nouvelle prison sur la commune.
Photo d'archives du centre de détention de Muret (Haute-Garonne). Le commissaire enquêteur a rendu un avis défavorable au projet de nouvelle prison sur la commune. © D.Rossano/MAXPPP

Le projet de construction d’une nouvelle prison à Muret a fait l’objet d’une enquête publique du 25 janvier au 1er mars 2021. Le commissaire enquêteur vient de rendre un avis défavorable à la déclaration d’utilité publique (DUP). Il estime que les "inconvénients sont excessifs pour les riverains (nuisances) et pour les espaces agricoles (consommation)."

La construction d’une nouvelle prison près de Toulouse a été décidée par le ministère de la justice en 2016. Cet établissement d’une capacité de 600 places serait construit à trois kilomètres à l’ouest de Muret en bordure de la RD3 vers la commune de Labastidette. Le projet s’étend sur 17,2 hectares et concerne 28 parcelles en zone agricole protégée.

Dans son rapport, le commissaire enquêteur, Christian Bayle explique que le projet de création d’un nouvel établissement pénitentiaire à Muret est un projet d’intérêt général pour la société mais qui présente des inconvénients excessifs par rapport à ses avantages.

Un site inadapté

La prison serait trop proche des habitations. Une dizaine de maisons sont à environ 200 mètres du site choisi. Le besoin de terres essentiellement agricoles pourrait également mettre en péril des exploitations. En clair, la localisation du projet est inadaptée.

"Je suis convaincu de la nécessité de la construction d’un nouvel établissement pénitentiaire à proximité de Toulouse pour résorber la surpopulation carcérale et les conditions indignes qui en découlent," explique Christian Bayle dans son rapport. Mais il ajoute ne pas avoir trouvé dans le dossier des "éléments en nombre et en qualité suffisants pour motiver un avis favorable." "Je considère que cet avis ne doit pas être retenu comme une fin en soi mais davantage comme une opportunité de relancer rapidement le projet sur une base plus sûre par une localisation adaptée".

D'autres avis défavorables ont déjà été émis par la chambre d'agriculture, le conseil départemental, la communauté d'agglomération du Muretain et la commune de Muret.

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