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“Cachez ce sein...” : après Instagram, l'oeuvre d'une artiste toulousaine censurée sur Facebook

"Le fil des jours" / © Laïna Hadengue
"Le fil des jours" / © Laïna Hadengue

La peintre vient de se voir interdire une publication sur Facebook en raison de la présence sur le tableau du sein d'une femme. Elle a vécu le même incident avec Instagram en mai dernier. 

Par Fabrice Valery

Décidément, les algorythmes de Facebook ont bien du mal avec le travail de Laïna Hadengue. Censuré en mai dernier sur le réseau Instagram (qui appartient à facebook) la toile de l'artiste qui vit et travaille à Toulouse "Le fil des jours" a été supprimée de Facebook début novembre.
 

J'ai posté l'invitation à l'exposition qui se tient à Paris du 13 au 18 novembre, où j'expose ce tableau entre autres, explique Laïna Hadengue, est mon post a été supprimé avec interdiction de republier et même menaces de fermer mon compte Facebook si jamais je m'obstine.


Le tableau, hyperréaliste, montre une femme avec un sein nu. Une image "à caractère sexuel" a décidé facebook.
 

C'est tout sauf une image sexuelle, explique l'artiste. C'est un travail sur le passage de la femme à l'âge de la ménopause, avec aussi l'épée de Damoclès du cancer du sein... Je me bats pour moi, pour mon tableau mais aussi pour l'histoire de la peinture.


Voilà donc l'artiste toulousaine engagée dans un nouveau bras de fer, 5 mois après sa première expérience de la censure sur Instagram.

D'ailleurs, à la suite de sa mobilisation en mai dernier, Instagram, qui avait fermé son compte, l'a rouvert, lui a adressé un courrier d'excuse et a enregistré qu'il s'agissait bien du compte d'une artiste, auteure de ses oeuvres, ce qui a permis de publier à nouveau le tableau sur ce réseau. 
Facebook, maison-mère d'Instagram, aurait donc omis de mettre ses propres algorythmes à jour. Pour l'artiste, cette censure "technique" opérée par les algorythmes et à l'image des réseaux sociaux :

"C'est merveilleux les réseaux sociaux, indique Laïna Hadengue. Mais cela peut être aussi très dangereux. Que montrons-nous à nos ados, eux qui ne vont pas dans les musées ou les galeries d'art ? On censure des artistes, des images de tableaux de Rubens ou Courbet, mais on peut, sans difficulté sur internet, accéder à des images, qui elles sont vraiment à caractère sexuel..."

En attendant, le tableau n'est donc pas visible sur facebook mais sera exposé du 13 au 18 novembre dans le cadre du salon d'automne d'art contemporain MacParis dans la capitale. 
 

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