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Ces voleurs d'oeuvres de street-art qui font leur marché dans les rues de Toulouse

AVANT-APRES / L'oeuvre photographiée dimanche et ce qui reste de l'armoire télécom après le vol / © Karine Anna / wetoulouse.fr
AVANT-APRES / L'oeuvre photographiée dimanche et ce qui reste de l'armoire télécom après le vol / © Karine Anna / wetoulouse.fr

Une oeuvre de la graffeuse toulousaine Fafi n'est pas restée plus de deux jours en place. Les portes de l'armoire télécom où elle avait été peinte ont été démontées à la disqueuse. Et ce n'est pas une première. 

Par Fabrice Valery

Y a-t-il un gang de voleurs d'oeuvres de street-art à Toulouse ? Une nouvelle fois, l'oeuvre d'une artiste toulousaine a été dérobée dans des conditions rocambolesques.

Ces derniers jours, l'artiste Fafi, célèbre graffeuse qui a commencé son aventure sur les murs de Toulouse dans les années 1990 et qui expose dans le monde entier, était de retour dans sa ville natale. 

Une oeuvre signée par l'artiste

Bombe de peinture à la main, elle a "frappé" dimanche sur les portes d'une armoire télécom en centre-ville. L'oeuvre était signée. Ce que n'ont pas manqué de remarquer les spécialistes et amateurs éclairés du street-art à Toulouse, comme Karine Anna, du blog wetoulouse.fr et co-auteure du Guide du Street-Art en France. 
Le lieu était facilement identifiable. L'artiste a d'ailleurs publié elle-même une story sur son compte Instagram. 

Deux hommes et une disqueuse

Problème : cette oeuvre a aussi attisé des convoitises dès le lendemain soir, le dernier "Fafi" de Toulouse a disparu. En fait, ce sont les portes de l'armoire technique où elle avait été peinte qui se sont volatilisées. 
 
Comme le révèle La Dépêche du Midi, un témoin a observé la scène. Il a vu de sa fenêtre deux hommes, en gilet technique pour faire croire à une opération de maintenance, armés d'une disqueuse qui vers 21 heures le lundi soir ont découpé les portes de l'armoire et sont partis avec.

En 3 ou 4 minutes, le vol était opéré. 

Marché noir

Ce n'est pas malheureusement pas une première. Le street-art, comme son nom l'indique, se fait dans la rue. Sur les murs, le mobilier urbain... Il attire les curieux, les amateurs. Un musée à ciel ouvert. Mais il y a aussi un marché noir.

L'oeuvre d'un artiste connu peut facilement se vendre plusieurs milliers d'euros.

Comme nous l'avions révélé en juin 2018, un "Space Invader", ces petits personnages de l'artiste français Invader qui en a "semé" un peu partout dans le monde, a été dérobé rue des Filatiers dans le quartier des Carmes à Toulouse. 

Equipé d'un marteau-piqueur et d'un camion à nacelle, trois hommes sont intervenus tôt un matin, vers 5 heures, comme nous l'avait raconté le gérant d'un café proche qui habite au-dessus de son établissement.

Il y avait du bruit, j'ai ouvert les volets et là j'ai vu trois hommes avec des gilets jaunes et un camion élévateur. Ils avaient une sorte de petit marteau-piqueur et ils ont enlevé les mosaïques.

Le Space Invader n'est jamais réapparu. C'est sans doute le destin du personnage peint par Fafi et qui ne sera resté en ville que moins de 48 heures. De l'art vraiment éphémère. 

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