CHU de Toulouse : 30è jour de grève des agents du transport des prélèvements biologiques et sanguins

Une douzaine de grèvistes sont venus exposer leurs revendications au Comité médical d'Etablissement du CHU de Toulouse
Une douzaine de grèvistes sont venus exposer leurs revendications au Comité médical d'Etablissement du CHU de Toulouse

Les agents du transport des prélèvements biologiques et sanguins du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, en grève depuis le 16 octobre, ont envahi mardi la Commission Médicale d'Etablissement pour demander une reconnaissance de la spécificité de leur métier et une revalorisation salariale.

Par VA.

C'est une grève dure, débutée le 16 octobre dernier, des agents du transport des prélèvements biologiques et sanguins du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Toulouse.

Ils sont 35 dans le service, rattaché à la Direction de la logistique des hôpitaux publics de la ville. 20 d' entre-eux sont grèvistes, et ce mardi ils ont envahi la Commission Médicale d'Etablissement (CME), à l'Hôtel Dieu, pour tenter de se faire entendre de la Direction Générale du CHU. Laquelle contourne la grève en faisant appel à une société privée.

Lorsqu'ils ne sont pas en grève, ces agents transportent quotidiennement entre les différents hôpitaux de Toulouse des prélèvements biologiques, du sang pour les transfusions, des traitements de chimiothérapie, et tout autre produit nécessaire à des soins en urgence.

Aujourd'hui, ils réclament un statut qui reconnaîtrait la spécificité de leur métier, accompagné d'une revalorisation salariale, d'une hausse de leur effectif et de meilleures conditions de travail.

Les conditions matérielles de ce transport particulier sont "déplorables et dangereuses, dénonce le syndicat CGT, les frigos sont régulièrement en panne ou en nombre insuffisant. "Les aléas restent rares et dans tous les cas, le service de biologie est informé des pannes qui surviennent. Les experts biologistes du CHU ont un accès en temps réel au suivi des températures", répond la direction du CHU.

"Les agents prennent tous les risques au volant mais n'ont aucune reconnaissance, aucune prime", ajoute par ailleurs la CGT, qui verrait bien les agents concernés passer d'un statut d'ouvrier à celui de technicien. "On achemine des produits, parfois en urgence vitale immédiate, en passant par un périphérique toulousain saturé, avec une seule voiture équipée d'un girophare, mais sans avoir le droit de circuler sur la bande d'arrêt d'urgence, ni de remonter les voies de bus et avec l'obligation de respecter les feux rouges", poursuit le syndicat.

Concernant le statut et les primes, la direction renvoie à la réglementation de la fonction publique. « l’accès à la catégorie B est encadré". "Le répertoire des métiers de la fonction publique hospitalière classe les métiers liés aux transports de biens et de personnes des établissements de santé dans le corps des personnels ouvriers et donc en catégorie C", argumente-t-elle. "Le CHU de Toulouse n’a pas vocation à créer localement de nouvelles conditions statutaires pour les personnels. Ce type de revendication doit être portée nationalement", conclut la direction, précisant que "l'accès à la catégorie B suppose également des conditions de diplôme que les agents (concernés, NDLR) ne remplissent pas aujourd’hui".

Quant aux primes, selon la direction, "elles sont bien entendu également encadrées. .. aucun établissement ne peut verser ce type d’indemnité à des agents qui n’exercent pas les missions définies par les textes".

Les points de vues ne semblent donc pas pour l'heure pouvoir se rapprocher. 

Les grèvistes maintiennent leurs revendications et ont décidé de poursuivre leur mouvement.






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