Coronavirus : chômage partiel à l'aéroport Toulouse-Blagnac

Face à la très forte baisse d'activité en raison de la pandémie de Covid-19, l'aéroport Toulouse-Blagnac est passé en chômage partiel. Seulement 2 à 3 vols par jour sont affrêtés au lieu de 200 en temps normal.

Les avions restent au sol pendant cette période de pandémie.
Les avions restent au sol pendant cette période de pandémie. © X.De Fenoyl / MaxPPP
L'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) est contraint de passer l'ensemble de ses effectifs en chômage partiel, face à la très forte baisse d'activité enregistrée en raison de la pandémie de Covid-19.

3 vols par jour au lieu de 200

Pratiquement toutes les compagnies aériennes ont cloué au sol leur flotte d'avions face à l'épidémie. Conséquence directe, l'activité et le trafic de l'aéroport Toulouse-Blagnac se sont arrêtés.
En temps normal, le trafic est de 200 vols quotidiens en moyenne. Ces jours-ci, seulement 2 à 3 vols sont affrêtés par ATB pour les rapatriements.
 
L'aéroport Toulouse-Blagnac reste ouvert pour accueillir les vols sanitaires du Covid-19, les vols militaires mais aussi quelques vols Airbus. 
ATB est l'un des aéroports de déroutement en France, capable de répondre à une urgence 24 heures sur 24.
L'activité est extrêmement réduite sur la plateforme de l'aéroport puisque seul le hall D reste ouvert et les halls A,B,C sont fermés. Toutes les activitées commerciales sont également arrêtées.

L'inquiétude des salariés

310 salariés "administratifs" sont en télétravail depuis le début du confinement.

Rodolphe Robert est salarié depuis 2005 à l'aéroport Toulouse-Blagnac. Délégué syndical CGT, il se dit "inquiet surtout pour la reprise et la sortie du chômage partiel".

La fin du chômage partiel doit être liée à la fin du confinement et non pas à la reprise des compagnies aériennes ou à l'extra aéronautique comme la réouverture des commerces.

"La solution du chômage partiel n'est pas mauvaise" insiste le syndicaliste, "mais ils auraient pu compenser notre salaire grâce aux 17 millions d'euros de bénéfices", souligne Rodolphe Robert.

Il reste 7 salariés opérationnels à l'aéroport pour faire décoller ou atterrir les avions. Au total, une centaine de personne tarvaillent sur la zone aéroportuaire en comptant les assistants d'escale, la sûreté, la police et les gendarmes.

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