Covid-19 : face à la baisse des réservations, Ryanair ferme sa base à Toulouse durant tout l'hiver

Les liaisons aériennes et les réservations ne décollent toujours pas en raison du Covid-19. Conséquence : la compagnie low cost Ryanair ferme trois de ses bases durant cet hiver, dont celle de Toulouse (Haute-Garonne). 

Durant cet hiver, à Toulouse, les avions de Ryanair vont rester cloués au sol.
Durant cet hiver, à Toulouse, les avions de Ryanair vont rester cloués au sol. © Arnaud Beinat - Max PPP
Les liaisons et les réservations dans l'aérien sont toujours en chute libre depuis le début de la crise du Covid-19. Face à la situation, la compagnie low-cost, Ryanair, annonce dans un communiqué la réduction de la fréquence de ses vols. Conséquence : la base à Toulouse (Haute-Garonne) va fermer durant tout l'hiver (novembre à mars), comme celles de Cork (Irlande) et Shannon (Irlande). Les rotations de ses avions basés en Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal et en Autriche vont être également réduites.
 
Pour le transporteur aérien : 
 

Les restrictions de vol accrues imposées par les gouvernements de l'UE, les liaisons aériennes à destination/au départ d'une grande partie de l'Europe centrale, du Royaume-Uni, de l'Irlande, de l'Autriche, de la Belgique et du Portugal ont été fortement réduites. Cela a entraîné un léger affaiblissement des réservations à terme en octobre, mais une diminution significative en novembre et décembre.

Communiqué de Ryanair


Ryanair estime devoir ramener sa capacité de 60 à 40 % afin de maintenir son taux de remplissage à 70 %.

L'aéroport Toulouse-Blagnac regrette cette décision

Cette décision va impacter directement les passagers de l'aéroport Toulouse-Blagnac puisque Ryanair avait programmé neuf lignes internationales au départ de Toulouse sur le programme Hiver. Le président du Directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac "regrette cette décision". Mais Philippe Crébassa le reconnait  :
 

Elle reflète les difficultés actuelles des acteurs du transport aérien face aux restrictions de circulation, qui contraignent la reprise du trafic et l’absence d’un protocole sanitaire européen homogène pour les tests COVID-19.

Philippe Crébassa, président du directoire de l'aéroport Toulouse-Blagnac

Le personnel navigant et les pilotes de la compagnie à bas prix irlandaise seront également touchés : "Il est inévitable, compte tenu de l'ampleur de ces réductions, que nous mettions en place cet hiver davantage de congés sans solde et de partage de la capacité de travail dans les bases où nous avons convenu de réduire le temps de travail et les salaires, mais c'est un meilleur résultat à court terme que des pertes d'emplois massives, estime le PDG du groupe Ryanair, Michael O'Leary. Il y aura malheureusement davantage de licenciements sur un petit nombre de bases de personnel naviguant, où nous n'avons toujours pas obtenu d'accord sur la réduction du temps de travail et des salaires, ce qui est la seule alternative."

Un retour annoncé au printemps

Ryanair demande la poursuite des voyages aériens sur une base régionale pour les pays et régions d'Europe qui sont "en mesure de démontrer que leur taux de cas de Covid-19 est inférieur à 50 pour 100 000 habitants".
 
En 2019, la compagnie aérienne Ryanair a renforcé son implantation dans la ville rose avec l'ouverture de 11 lignes au départ de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Une soixantaine d'emplois directs ont été créés par la compagnie irlandaise. 

Ryanair et l'aéroport de Toulouse-Blagnac assurent qu'une "nouvelle offre de destinations" sera faite aux Toulousains au printemps, "à la faveur de protocoles que nous espérons plus favorables".
 
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