Deux Toulousains partis en Syrie en 2013 condamnés à 10 ans de prison

Le palais de justice de Paris / © MAXPPP
Le palais de justice de Paris / © MAXPPP

Ils avaient été condamnés à 15 ans de prison en première instance. Deux Toulousains partis en Syrie en 2013 ont été condamnés à 10 ans de prison devant la cour d'assises spéciale d'appel ce jeudi.

Par JM avec AFP

Deux jeunes Toulousains partis en Syrie rejoindre les rangs jihadistes ont été condamnés en appel jeudi soir à Paris à dix ans de réclusion criminelle, des peines inférieures à celles prononcées en première instance, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

La cour d'assises d'appel spéciale a assorti ces condamnations d'une période de sûreté des deux tiers et d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes (Fijait). 

En avril 2018, lors de leur premier procès, Mounir Diawara, alors âgé de 23 ans, et Rodrigue Quenum, 22 ans, avaient été condamnés à quinze ans de réclusion. 
Ils étaient rejugés pour s'être rendus du 28 mai au 12 août 2013 en Syrie où ils avaient rejoint les rangs de groupes jihadistes, d'abord le Jabhat al-Nosra puis l'organisation État islamique (EI).
Ils apparaissaient sur des photos en tenue de combat, kalachnikov en main et, pour l'un d'eux, brandissant une tête coupée.

Outre la participation à des actions militaires et à des exactions en Syrie, la justice leur reprochait d'avoir à leur retour en France fait du  prosélytisme auprès d'individus fréquentant un appartement toulousain pour les convaincre de partir combattre.

Comme en première instance, vingt ans de réclusion criminelle avaient été requis à leur encontre. 
 

Des gosses de 18 ans

Contacté par France 3 Occitanie, l'avocat de Rodrigue Quenum, maître Pierre Dunac rappelle que son client n'avait que 18 ans quand il est parti en Syrie et que la cour en a probablement tenu compte. A ce moment là, ajoute l'avocat toulousain, "la communauté internationale fustige Bachar El Assad et il n'y a pas en Syrie une intense activité de l'Etat Islamique. Le califat est proclamé un an plus tard."

Concernant cette photo où l'on voit Rodrigue Quenum, une tête coupée à la main, l'avocat explique que son client n'en tire pas de fierté bien au contraire.
Rodrigue Quenum et Mounir Diawara, "ce sont des gosses de 18 ans, des copains qui jouaient au foot ensemble à Colomiers... d'ailleurs, sur une photo l'un d'eux pose avec un maillot du PSG une kalachnikov à la main". 
Quant à cette photo avec la tête coupée, Rodrigue Quenum a expliqué qu'un groupe d'hommes surexcités étaient venus vers eux et que la tête était passée de mains en mains, il était un peu gêné et choqué.

Arrêté en décembre 2013 Rodrigue Quenum et Mounir Diawara vont finir de purger leur peine à la prison de Seysses près de Toulouse.

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