DIRECT. Vainqueur 18-8 en finale du Top 14 : après la Coupe d'Europe, Toulouse réussit le doublé face à La Rochelle

Publié le Mis à jour le
Écrit par Yann-Olivierd'Amontloir

Après Twickenham, c'est au Stade de France que Toulouse retrouvait La Rochelle en finale du Top 14 de rugby. Grâce à leur maîtrise tactique et 100 % de réussite au pied, les Rouges et noirs sont champions de France : c'est le premier doublé de l'histoire du Stade Toulousain.

Cinq semaines après la finale de la Champions Cup (Coupe d'Europe de rugby) et le titre remporté par le Stade Toulousain 22 à 17, dans le "Temple du rugby" de Twickenham (Angleterre), c'est au Stade de France que Toulouse retrouve La Rochelle ce vendredi soir 25 juin 2021, cette fois en finale du Top 14.

Suivez cette rencontre en direct vidéo sur la plateforme france.tv.

L'équipe du Stade Toulousain, comme la foule des supporters rouges et noirs, rêve d'un doublé historique. En face, les jaunes et noirs du Stade Rochelais n'ont qu'une idée en tête : prendre leur revanche et rapporter pour la toute premièere fois en Charente maritime le bouclier de Brennus.

Entre ces deux clubs, l'affontement sur le terrain comme dans les tribunes, c'est bien plus qu'un match : un choc, un combat... Bref, une finale !

Le premier doublé de l'histoire du Stade Toulousain

C'est fini !

Sur une ultime attaque toulousaine à un mètre de la ligne rochelaise, l'arbitre siffle la fin de la rencontre.

Le Stade Toulousain s'impose 18 à 8.

Pour la première fois de son histoire, le club de la ville rose réussit le doublé : champion de France et champion d'Europe.

Les supporters exultent dans les tribunes du Stade de France.... Voilà qui promet une fête homérique ce samedi 26 juin après-midi dans les rues de la ville rose.

Premier essai pour La Rochelle

Sera-ce le seul essai du match ? Après 21 points marqués au pied des deux côtés, les Maritimes sont les premiers à marquer un essai : suite à une pénaltouche à 5 mètres, le groupé-pénétrant des puissants avants rochelais les emmène jusque dans l'en-but toulousain.

Un exemple caractéristique de l'impact rochelais. 

18-8 : c'est le score final pour Toulouse sur la sirène.

Plus de 2 essais d'avance

Le temps passe et le fil du match ne se modifie pas : les Rouges et Noirs appliquent leur plan de jeu avec rigueur face aux ballons perdus et à l'indiscipline rochelaise.

On ne reconnaît pas, au vu de ce scénario, l'équipe qui a terminé dauphin du Stade Toulousain tout au long de la saison.

A sept minutes de la sirène Ramos creuse encore l'écart sur pénalité : avec un avantage de 15 points au score (18-3) il faudrait à La Rochelle marquer plus de deux essais transformés dans les petites minutes qui restent.

Massés aux terrasses des bars sur la place Saint-Pierre, les supporters rouges et noirs qui n'ont pas pu faire le déplacement à Paris le sentent : Toulouse tient le bon bout.

Une pénalité ratée, une réussie

A l'approche de l'heure de jeu les deux entraîneurs commencent leur "coaching" : ainsi c'est Jérôme Kaino, double champion du Monde avec les All-Blacks, fait son entrée pour ce qui devrait être le dernier match de sa carrière.

Entretemps La Rochelle a vendangé une occasion d'essai par un en-avant à 5 mètres de la ligne, et Ihaia West manque à nouveau une pénalité.

A l'inverse Ramos ne laisse pas passer l'occasion de porter le score à 15-3 : il reste moins de vingt minutes.

La pluie s'invite sur Saint-Denis

La pluie qui s'est accentuée pendant la pause, vient perturber le maniement du ballon à la reprise, mais ce sont les Rochelais qui s'en tirent le mieux : Ihaia West passe sa première pénalité et réduit l'écart : Toulouse ne mène plus que 12 à 3.

Clairement l'intensité est montée dans les débats : les deux équipes se rendent coup pour coup et les coups de pied tactiques jouent un rôle de plus en plus important.

Logique sous un tel déluge.

Encore un drop : le Stade mène 12-0 à la pause

A quelques secondes de la mi-temps, la succession d'offensives toulousaines obtient une nouelle récompense : Cheslin Kolbe à son tour passe un drop-surprise depuis les 50 mètres, validé par Mathieu Raynal.

Toulouse mène 12-0 à la mi-temps.

Mais prudence : attention à la réaction rochelaise en deuxième période.

Pression toulousaine et déchets côté rochelais

L'alternance entre les séquences de jeu des avants et les lancements de jeu déployé pour les lignes arrières - avec un bonjeu au pied tactique en prime - maintiennent les Rochelais sous pression.

Une nouvelle pénalité signée Thomas Ramos permet aux Stadistes de mener 9-0 après 33 minutes : l'ouvreur des champions d'Europe maintiens ses 100 % de réussite au pied.

Nouvelle pénaltouche en faveur de La Rochelle sur la ligne des 22 de Toulouse : les Maritimes enchaînent plusieurs séquences pour se rapprocher de l'en-but toulousain mais Rory Arnold se voit récompensé d'une pénalité sur un contest gagnant.

La défense toulousaine, non seulement ne rompt pas, mais réussit à faire déjouer son adversaire, dont la débauche d'énergie est enrayée par des déchets, en-avants et ballons perdus, qui ne lui permettent pas de concrétiser.

Le bras de fer s'enclenche

Le Stade Rochelais fait parler la puissance de son pack d'avants, mais peine à conserver le ballon ; à l'inverse le Stade Toulousain opte pour le jeu d'occupation du terrain, contraignant son adversaire à deux "renvois aux 22" coup sur coup.

Sur le second, Antoine Dupont trouve une touche à 10 mètres de la ligne d'en-but : La Rochelle peine à se dégager et Toulouse récupère une nouvelle mêlée, puis une autre ; cette fois c'est aux avants rouges et noirs de faire progresser le ballon, mais ils le perdent et La Rochelle peut se dégager et porter le danger grâce à une pénaltouche sur la ligne des 22 mètres toulousains.

La défense haut-garonnaise interrompt de justesse une percée rochelaise sur le petit côté et Dupont au pied donne de l'air à son équipe.

Le bras de fer est bien enclenché.

Ramos : une opportunité, un drop

La première mêlée est parfaitement stable : c'est bon signe, mais sur la sortie du ballon les Jaunes et Noirs se mettent à nouveau à la faute.

La pénalité permet aux Rouges et Noirs d'entrer pour la première fois dans les 22 mètres rochelais : Thomas Ramos en profite pour passer un drop entre les poteaux.

Toulouse double la mise : 6-0.

C'est parti

La Rochelle donne le coup d'envoi et ça commence tout de suite par un échange de coups de pieds tactiques : sur la première touche dans le camp toulousain, un hors-jeu rochelais leur vaut une première pénalité : Thomas Ramos de 51 mètres face aux poteaux marque les premiers points.

Le Stade Toulousain mène 3-0.

La Rochelle a l'opportunité de répliquer immédiatement, mais Ihaia West manque les poteaux. On joue depuis 5 minutes et il n'y a pas eu de "round d'observation".

A Toulouse et Paris, l'ambiance monte !

Il y avait un contingent de 3 300 places en tribune pour les supporters en rouge et noir : ils font du bruit comme 20 000.

Magnifique ambiance devant le stade entre les supporters !

 Le partage d'une même passion, c'est cela l'esprit du rugby.

Les Toulousains sont en place à Saint-Pierre et réservent leur place en terrasse !

Si La Rochelle joue pour décrocher son premier bouclier, Toulouse veut se mettre ,ce vendredi soir, "sur son 21" ! Le club a déjà 5 étoiles pour ses 5 trophés européens, un club que les supporters ont dans la peau.

A un peu plus de 3H du coup d'envoi, les supporters des deux équipes arrivent au stade de France qui va en voir de toutes les couleurs. 

 

A midi , en ce vendredi de finale, avant d'enflammer l'ambiance dans les tribunes du Stade de France, les supporters montés à paris depuis la ville rose se sont échauffé la voix, dans le sixième arrondissement de la Capitale.

Ils s'étaient donné rendez-vous rue Princesse, réputée pour héberger le plus grand nombre de bars, brasseries et restaurants originaires du Sud-Ouest et de la Haute-Garonne notamment  et ils sont des centaines à avoir répondu "présent".

Pour contrer la puissance des "Maritimes" animés d'un esprit revanchard, le coach toulousain Ugo Mola a choisi de gérer son effectif  comme à son habitude :

  • d'abord faire au mieux avec les absences, notamment celle de l'ailier Yoann Huget mais aussi de l'ouvreur Roamin Ntamack, insuffisamment remis du violent placage subi en demi-finale face à l'Union Bordeaux-Bègles il y a six jours
  • c'est ainsi qu'on verra en début de match le trublion sud-africain Cheslin Kolbe évoluer au poste d'arrière, Thomas Ramos prenant celui de demi d'ouverture et l'Argentin Juan Cruz Mallia à l'aile droite : il avait marqué l'un des trois essais de la victoire rouge et noire en finale de la Champions Cup
  • à l'inverse l'équipe récupère ses jumeaux australiens Rory et Ritchie Arnold en deuxième ligne
  • enfin démarreront sur le banc des remplaçants quelques "grosses pointures", comme le troisième ligne all-black Jérôme Kaino, l'arrière et ailier Maxime Médard, mais en fait tous les autres peuvent aussi être considérés comme des titulaires à part entière.

Cette composition offre à l'entraîneur des Hauts-Garonnais une palette de possibilités en matière de "coaching", sans changer pour autant la stratégie sur laquelle il s'appuie depuis plusieurs saisons.

La recette : faire mieux que résister à l'impact physique imposé par les avants du pack rochelais, tout en alimentant en ballons les lignes arrières, pour déployer le fameux "jeu à la Toulousaine" qui leur a permis de s'imposer face aux meilleurs clubs de France et d'Europe.

Sur le papier, le Stade Toulousain part avec un avantage théorique : il a battu trois fois le stade Rochelais au cours de la saison qui s'achève ce soir, à domicile et à l'extérieur en championnat, ainsi qu'en finale de la Coupe d'Europe.

Au tour précédent, l'Union Bordeaux-Bègles avait subi la même loi : un bilan de quatre défaites en quatre rencontres.

Cela dit, cette finale du Top 14 au Stade de France, oppose les deux équipes ayant terminé aux deux premières places de la saison régulière : les afficionados du ballon ovale ne pouvaient rêver mieux.