Dissolution de l'Assemblée nationale : "Je suis fière de mon président", réagit Dominique Faure, ex-ministre déléguée

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L'annonce d'Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale, quelques heures à peine après les résultats des élections européennes, a fait l'effet d'une bombe dans la classe politique française, y compris dans son propre camp. Invitée sur les antennes de France 3 Occitanie, Dominique Faure, la ministre chargée des collectivités territoriales, l'a appris en direct.

Après l’annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, la majorité présidentielle est sonnée. Il faut dire que le président de la République n'avait prévenu qu'un petit groupe de cette annonce explosive. Beaucoup de membres du gouvernement l'ont appris en direct, en écoutant l'allocution d'Emmanuel Macron. Tout comme les 250 députés Renaissance, Modem et Horizons, qui se retrouvent désormais sur la sellette, contraints et forcés de repartir au charbon, dans une campagne expresse d’à peine trois semaines pour sauver leur siège.

C'est le cas de Domnique Faure, députée de la 10ème circonscription de la Haute-Garonne et ex-ministre déléguée aux collectivités territoriales et à la ruralité. Elle était l'invitée d'ici 19/20 ce lundi 10 juin sur les antennes de France 3 Occitanie.

France 3 Occitanie : comment avez-vous appris cette décision du Président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale ?

Dominique Faure : Pour commencer, vous savez que je suis une députée du Parti Radical, j'y tiens beaucoup. C'est une des composantes de la majorité présidentielle, même si je suis effectivement très proche de Renaissance.

Pour revenir à votre question, je l'ai appris dimanche soir comme tous les Français. J'étais en préfecture pour prendre connaissance des résultats dans les bureaux de vote, qui ont fermé à 18h. Nous étions avec Monsieur le Préfet lorsqu'on a vu le Président de la République prendre la parole. Je lui ai dit qu'avant de retourner dans ma commune de Saint-Orens-de-Gameville, j'allais écouter avec lui la prise de parole du président.

France 3 Occitanie : Mais est-ce que vous saviez ?

Dominique Faure : Bien sûr que non. Donc, je l'ai découvert comme tous les Français et je dois vous avouer que je suis extrêmement fier de mon Président, contrairement à d'autres députés qui ont été interrogés. Je pense qu'il a pris une décision extrêmement courageuse. Je trouve qu’aujourd’hui redonner la parole aux Français qui ont exprimé un vote de révolte pour ces élections européennes et leur demander aussi vite quelle est la représentation nationale à l'Assemblée nationale qu'ils souhaitent c'est courageux. Car je pense qu'on ne se trompe jamais véritablement quand on donne la parole aux citoyens.

France 3 Occitanie : Le président de la République n'a pas prévenu les membres du gouvernement de cette annonce mais vous en tant que députée et ministre, vous êtes finalement doublement concernée par cette dissolution et par les prochaines législatives ?

Dominique Faure : Absolument, je pense que le président avait plusieurs options en fonction des résultats. Il a réuni toutes les composantes de la majorité. Il a évidemment rencontré Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale et Gérard Larcher le président du Sénat. La Constitution l'y oblige et après ces consultations, il a pris cette décision. Il a eu très peu de temps entre le moment où il a eu la quasi-certitude des résultats vers 20h/20h30 et sa prise la parole à 21h. Donc il n'a pas eu le temps de nous appeler. Moi, je trouve que quand on est en responsabilité et qu'on prend un certain nombre d'avis comme il l'a fait, cette décision est courageuse et correspond à ce que nos concitoyens attendent.

France 3 Occitanie : Vous avez parlé de Saint-Orens-de-Gameville votre commune, le Rassemblement National y a fait un score important comment expliquez vous cette déroute ?

Dominique Faure : Le Rassemblement national a fait un peu plus de 22 % (22,47% pour être exact) et 33% sur Revel, une des communes de ma circonscription. Le Rassemblement national a progressé depuis 2019, vous avez tout à fait raison et je dois vous avouer que cela me fait mal au ventre de voir le Rassemblement national si haut, dans ma famille politique, dans mes origines politiques. Ça me donne l'envie de combattre. Ça me donne l'envie de convaincre. Ça me donne l'envie d'aller sur le terrain pour dire à nos concitoyens à quel point j'ai envie de les écouter, de les entendre et à quel point avec le président de la République en a pris conscience.

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