La Haute-Garonne expérimentera le contrôle d'identité sous caméra

Les caméra-piétons équiperont bientôt les policiers de Haute-Garonne / © Maxppp
Les caméra-piétons équiperont bientôt les policiers de Haute-Garonne / © Maxppp

Vingt-trois zones de sécurité prioritaires (ZSP), dont la Haute-Garonne, sont concernées par l'expérimentation de l'enregistrement vidéo obligatoire des contrôles d'identité réalisées à l'aide de caméras-piétons,

Par Michel Pech

L'expérimentation débutera mercredi, comme prévu par la loi Egalité et Citoyenneté, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.
"Parmi les 23 sites retenus, figurent notamment des ZSP à Paris intra muros, en petite et grande couronnes, ainsi que dans des départements comme la Haute-Garonne ou bien les Alpes-Maritimes", a précisé le ministère.
Cette disposition fait l'objet d'un décret en cours d'examen par le Conseil d'Etat.

Expérimentation pendant un an
"Cette expérimentation va se dérouler au sein de certaines zones de sécurité prioritaires, et pour une période maximale d'un an, à l'issue de laquelle les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie Nationales remettront au ministre de l'Intérieur un rapport d'évaluation sur l'impact de ces enregistrements systématiques sur le déroulement des interventions", a détaillé le ministère de l'Intérieur.

Plus de 5000 caméra-piétons
Police et gendarmerie sont actuellement équipées de 2.600 caméras-piétons. Selon le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, ce chiffre sera "au moins doublé".
Il a demandé aux services du ministère "de passer dans les meilleurs délais un nouveau marché afin de doter, dans les prochains mois, l'ensemble des militaires et fonctionnaires intervenant en ZSP de caméras-piétons".

Un dispositif pour améliorer la relation lors des contrôles
Alors que le débat sur les rapports entre la police et la population, notamment dans les quartiers sensibles, a été relancé par la violente interpellation dont a fait l'objet un jeune homme à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) début février, le gouvernement a estimé que ce dispositif "apais(ait) la relation lors d'un contrôle".

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