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La mairie de Toulouse conteste les “30 à 40 %” de baisse de la fréquentation des cantines scolaires

Photo d'archive / © MaxPPP
Photo d'archive / © MaxPPP

Ces chiffres ont été évoqués mercredi 14 octobre par des syndicats d'enseignants mettant en avant la fin de la gratuité pour les plus démunis mais sont contestés par la ville de Toulouse qui indique ne pas avoir en main les chiffres réels de la fréquentation 

Par Fabrice Valery

Combien d'enfants ne fréquentent plus les cantines scolaires de la ville de Toulouse depuis la suppression de la gratuité pour les familles les plus modestes et l'augmentation des tarifs par l'équipe du maire LR Jean-Luc Moudenc ? 

Selon des syndicats d'enseignants, ce chiffre atteint 30 à 40 % dans certaines écoles de quartiers défavorisés notamment au Mirail. Mais la mairie de Toulouse conteste ces chiffres indiquant que les factures du mois de septembre n'ont pas encore toutes été éditées et que les services municipaux ne disposent pas d'éléments chiffrés sur la fréquentation en septembre. Pour Marion Lalanne de Laubadère, adjointe au maire aux affaires scolaires, "il faudra attendre une année entière pour analyser les chiffres". 

En évoquant ces chiffres, les syndicats enseignants et les associations de parents d'élèves souhaitent rappeler que pour des familles très modestes la fin de la gratuité est synonyme d'un effort financier important : le repas facturé un euro, une vingtaine de jours par mois, c'est un budget conséquent pour des familles qui parfois choisissent de retirer leurs enfants de la cantine pour cette raison. Les enfants n'ont plus ainsi la garantie d'un repas équilibré par jour. 

Le conseil municipal de Toulouse va d'ailleurs examiner vendredi 16 octobre une délibération pour exonérer certaines familles du coût de la cantine scolaire. Mais cela ne concerne que les familles dans une pauvreté extrême : "les ménages hébergés en établissements d'urgence ou d'insertion, les ménages sans ressources (sans droits ni titres), les ménages sous statut de demandeurs d'asile et/ou bénéficiaires de l'ATA" indique le projet de délibération. 

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