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Manifestation de zadistes à Toulouse : prison ferme pour des “casseurs” dont un fortement alcoolisé

Des casseurs à l'oeuvre lors de la manifestation de samedi 21 février / © MaxPPP
Des casseurs à l'oeuvre lors de la manifestation de samedi 21 février / © MaxPPP

Deux hommes jugés en comparution immédiate ce mardi à Toulouse pour des dégradations commises samedi lors de la manifestations des zadistes ont été condamnés à 6 et 7 mois de prison ferme. Lundi, 4 autres manifestants avaient écopé de peines de travail d'intérêt général. 

Par Fabrice Valery

Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné ce mardi deux participants aux dégradations commises durant la manifestation de soutien aux zadistes samedi 21 février à Toulouse à des peines de prison ferme de 6 ou 7 mois.

Mais il apparaît que les deux hommes n'étaient pas parmi les leaders : le premier, âgé de 39 ans, avait un taux d'alcool de 2,2 grammes par litre de sang et un "cubi" de vin rosé attaché autour du cou. Alors que des "casseurs" venaient de frapper une vitrine à coups de marteau, il a lancé un coup de pied dans la vitre qui s'est effondrée. Vu son état, il a été facilement interpellé alors que les "vrais" casseurs de la vitrine ont réussi à prendre la fuite. 

L'homme était jugé ce mardi avec trois autres personnes : l'un a été relaxé pour avoir lancé une pierre qui n'a atteint personne, un autre âgé de 19 ans a été condamné à 7 mois de prison ferme pour violences et outrages (un sursis précédent ayant été levé) et enfin le procès d'un quatrième, arrêté avec un marteau, a été reporté au 24 mars. Ce dernier et les deux qui ont été condamnés ont été placés sous mandat de dépôt et écroués. 

Ces condamnations interviennent au lendemain d'autres condamnations, plus légères, à des peines de travail d'intérêt général, pour 4 autres manifestants cette fois pour des jets de pierre sur les forces de police et rébellion. 

La manifestation de samedi, autorisée par la préfecture, a regroupé plusieurs centaines de personnes, à l'initiative notamment du NPA 31 et d'Attac. Des casseurs se sont joints aux manifestants et des échauffourées ont éclaté avec la police. 23 vitrines de commerces et distributeurs bancaires, selon un décompte officiel, ont été endommagées. Des motos et scooters renversés. 15 personnes avaient été interpellées mais plusieurs ont été relâchées dimanche après leur garde à vue. 

Le préfet de la Haute-Garonne a indiqué que cette manifestation avait marqué "un changement de nature" par rapport aux manifestations précédentes, celles de novembre dernier, pour rendre hommage à Rémi Fraisse, mort sur le site du barrage de Sivens, et condamner "les violences policières". Selon lui, la violence "a changé de degré et nature"

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