Pour mieux le protéger, suivez les traces du hérisson dans votre jardin

Le hérisson va mal et nous ne sommes pas en mesure aujourd’hui de quantifier le déclin que connaît l’espèce en France. Pour mieux le protéger, la Ligue de protection des Oiseaux lance la "Mission Hérisson". Les particuliers sont invités à suivre sa trace dans leur jardin.

Un hérisson photographié dans un jardin de Toulouse.
Un hérisson photographié dans un jardin de Toulouse. © L.Boffet / FTV
On a tous un faible pour le hérisson. Cette petite boule de piquant a un charme fou et pourtant, le hérisson disparaît de nos jardins. Souvent écrasé par les voitures, tué par les produits phytosanitaires ou attaqué par d'autres animaux, le hérisson va mal.
Selon Philippe Jourde, naturaliste qui a beaucoup étudié l'animal, deux tiers des hérissons ont disparu en France en vingt ans.

L'espèce pourrait disparaître de l'Hexagone en 2050

Le hérisson, dont les origines remontent à plus de 60 millions d'années, est en danger. Les menaces sont importantes : pesticides, rotofils, empoisonnements, noyades dans les piscines, feux de broussailles, braconnage pour consommation. L'espèce pourrait disparaître de l'Hexagone en 2050.

En quoi consiste la mission Hérisson ?

À partir du 16 juillet, la Ligue de Protection des Oiseaux lance une grande enquête visant à connaître l’état de santé du hérisson en France afin de mieux le protéger.
L’enquête est ouverte à tous les particuliers désireux d’aider les scientifiques. Pour celà c'est assez simple, il suffit de se munir de tunnels à empreintes installés plusieurs nuits consécutives dans son jardin ou dans un coin de nature de son choix. Les explications se trouvent dans cette vidéo de la LPO :
 
La mission hérisson

Précieux pour nos jardins

Se nourrissant de limaces et d'escargots, le hérisson est un précieux auxiliaire au jardin. Il veille notamment sur le potager la nuit et chasse certains insectes pouvant nuire aux légumes. Le hérisson est un animal sauvage et strictement protégé. Cela signifie qu’il est interdit de le détenir. Vous êtes passible d’une peine allant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et l’amende peut grimper jusqu’à 300 000 euros si l’animal est prélevé dans un parc national ou une réserve naturelle. 
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