Mis en cause pour corruption, le patron du groupe chinois qui a racheté l'aéroport de Toulouse aurait disparu

Poon Ho Man
Poon Ho Man

Poon Ho Man a disparu depuis un mois. Le nom du patron du groupe chinois CALC et de Casil Europe, qui vient de racheter les parts de l'Etat dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac, figurerait dans une affaire de corruption. 

Par Fabrice Valery

Le groupe chinois China Aircraft Leasing Group Holding Ltd (CALC) s'est déclaré lundi incapable de joindre depuis un mois son directeur général Poon Ho Man après l'annonce inattendue de sa démission, selon une dépêche de l'agence Reuters. Poon Ho Man est également le PDG de Casil Europe, nouvel actionnaire principal de l'aéroport de Toulouse-Blagnac.

Le loueur d'avions CALC  basé à Hong Kong a annoncé vendredi que son directeur général Poon Ho Man avait démissionné mercredi 17 juin sans explication et avec effet immédiat, alors qu'il était en congé. Selon le quotidien South China Morning Post, qui cite des sources proches connaissant bien le groupe, Poon Ho Man a disparu il y a plus d'un mois.

Son nom aurait été cité dans une enquête pour corruption menée par les autorités auprès de l'une des compagnies clientes de CALC, China Southern Airlines, mais CALC indiquait ne pas avoir été avisée d'une quelconque enquête. Le groupe basé à Hong Kong, qui compte au moins tripler sa flotte de 50 appareils d'ici 2022, a passé en janvier une commande d'un montant de 10,2 milliards de dollars auprès d'Airbus.

A Toulouse, l'annonce de la "disparition" de Poon Ho Man a déclenché la réaction du collectif contre la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac : "Il s'agit d'un événement considérableCette nouvelle, si elle est avérée, écrit le collectif dans un communiqué, doit faire réfléchir le gouvernement qui ne nous a toujours pas communiqué le pacte d'actionnaire qui lie l'Etat avec CASIL Europe, ni le projet industriel pour l'aéroport. Les suspicions de corruption doivent amener le gouvernement à les publier et à renoncer à la vente, sans attendre le recours au conseil d'Etat que nous avons déposé". 

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