Toulouse : après exercice du droit de retrait et une plainte en diffamation, les cours reprennent au lycée de Blagnac

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Écrit par Sylvain Duchampt
Des enseignants et des personnels du Lycée Saint-Exupéry à Blagnac (Haute-Garonne), près de Toulouse continuent à exercer jeudi 7 octobre leur droit de retrait, quatre jours après le début de leur mouvement.
Des enseignants et des personnels du Lycée Saint-Exupéry à Blagnac (Haute-Garonne), près de Toulouse continuent à exercer jeudi 7 octobre leur droit de retrait, quatre jours après le début de leur mouvement. © FTV

Après quatre jours de droit de retrait, les enseignants du Lycée à Blagnac (Haute-Garonne) vont reprendre les cours. Ils dénonçaient la gestion de leur chef d'établissement. Ce dernier a porté plainte pour diffamation en raison d'une lettre anonyme à l'origine du mouvement.

Une cellule d'écoute. Une mission de médiation. Un CHSCT départemental. Et une enquête administrative. Depuis le début du mouvement au sein du lycée Saint-Exupéry à Blagnac (Haute-Garonne), près de Toulouse, les services du rectorat ont tout mis en œuvre pour essayer d'apaiser les tensions. Finalement, une rencontre entre la communauté enseignante et le directeur académique des services de l'Éducation nationale en Haute-Garonne a permis de débloquer la situation. Après exercice du droit de retrait durant quatre jours, les cours vont reprendre ce vendredi 8 octobre 2021.

Propositions acceptées

Depuis lundi, une partie des enseignants et personnels du lycée de Blagnac exerçaient leur droit de retrait afin de dénoncer la gestion de leur chef d'établissement, source, selon eux, de maltraitance et souffrance. Ce jeudi matin, le Dasen de la Haute-Garonne a finalement décidé de venir sur place pour aller à leur rencontre et leur faire des propositions. 

Et la communauté enseignante a accepté de suspendre le mouvement sur la base de la mise en place d'une cellule visant à analyser les dysfonctionnements au sein du lycée. "L'équipe enseignante a accueilli positivement les propositions du Dasen, mais reste vigilante", précise le personnel dans un communiqué.

La vigilance reste de mise

Interpellé la veille par France 3 Occitanie, Mathieu Sieye avait évoqué une enquête administrative. "Monsieur le Dasen a annoncé le début d'une enquête administrative pour aujourd'hui. Finalement, ce matin, nous nous sommes rendus compte que ce n'était qu'une analyse de situation qui aboutira peut-être sur une enquête administrative. Nous exigeons des certitudes", nous indiquait ensuite un enseignant. 

Concernant l'éventuelle suspension du chef d'établissement, le directeur académique de l'Éducation nationale en Haute-Garonne nous avait rétorqué : "Ce n'est pas aux enseignants de choisir leur chef d'établissement. La question, il ne faut pas la poser. C'est plus compliqué que cela. Je rappelle que c’est un courrier anonyme (à l'origine de cette situation). Moi, je ne sais pas qui est en danger grave et imminent. Les enseignants eux savent. Je suis prêt à l’aider."

Tout en niant savoir lequel d'entre-eux est l'origine de cette lettre, les enseignants expliquent ne s'être jamais prononcés sur un départ, provisoire ou non, de leur directeur.

Plainte contre X

Un chef d'établissement qui a décidé de porter plainte pour diffamation contre X au sujet de cette lettre, évoquant sa gestion comme une source de "souffrance", provoquant une perte de sens et pouvant pousser le personne à commettre "un acte désespéré" au sein même du lycée. 

"Si les cours reprennent demain (vendredi 8 octobre), les enseignants se gardent le droit de se remobiliser massivement, au cas où la situation n'évolue pas de manière significative", indiquent-ils dans leur communiqué. Le compte-rendu de la cellule d'analyse est d'ores et déjà très attendu. Cela donnera lieu à une décision, "qui sera attentivement scrutée par la communauté enseignante".

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