Plus d'un millier de personnes pour la cérémonie multicultuelle d'hommage aux victimes de Merah

Publié le Mis à jour le
Écrit par M.M. (avec AFP)

Cinq ans après les attentats de Mohamed Merah, des hommages solennels et émouvants ont été rendus dimanche à Toulouse aux victimes, les sept vies fauchées, dont trois enfants juifs, et les blessés, du "tueur au scooter".

Sous un soleil éclatant, la cérémonie multicultuelle, pour la première fois à l'école, a rassemblé plus d'un millier de personnes, dont des personnalités politiques, religieuses ainsi qu'Albert Chennouf. Elle a été ponctuée de textes et des chants, notamment un entonné par d'anciens camarades de la classe de Myriam, assassinée par le tueur au scooter, le 19 mars 2012.

Un arbre multicolore

Un arbre de vie aux couleurs multiples, une sculpture offerte par Charles Stratos, a été dévoilée.

"Je n'ai eu de cesse dans ma carrière de réaliser des oeuvres tendant à démontrer que vivre ensemble n'est pas une utopie", a expliqué l'artiste.



Un moment de recueillement avec énoncé de toutes les victimes et dépôt de cinq gerbes a ensuite eu lieu près du Capitole.



"Cinq ans que notre vie s'est arrêtée, que notre calendrier ne porte qu'une seule date. Le désespoir nous aspire", a souligné M. Yacoov Monsonégo, qui s'exprimait pour la première fois lors d'une cérémonie officielle.

"Et pourtant nous nous battons pour tenir à distance l'insupportable, pérenniser l'école. Chaque enfant qui fréquente cet établissement est une source de joie inépuisable", a-t-il ajouté, mettant en exergue "la vigueur incroyable" que lui donnent "la confiance des parents d'élèves", "les soutiens du monde entier" ou "l'énergie des anciens élèves".

Priver de nom ceux qui nous privent de vie



Pour Samuel Sandler, père de Jonathan, mais aussi Franck Touboul, président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il est nécessaire "de priver de nom ceux qui nous privent de vie".



Cette position est admise par le ministre de l'Intérieur. "Il y a tellement de beaux noms, tellement de monuments qui pourraient porter le nom de personnes gaies, amoureuses de la vie pour ne pas avoir à citer ceux qui étaient les bourreaux", a affirmé Bruno Le Roux, lequel n'a pas cité le nom du jihadiste pendant son discours.



Voir le reportage de Sandrine Mörch et Jack Levé, de France 3 Occitanie : 



durée de la vidéo: 02 min 04
Plus d'un millier de personnes ont rendu hommage aux victimes de Mohamed Merah, dimanche 19 mars, à l'école juive de Toulouse Ohr Torah.










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