Procès en appel de l'agresseur des pompiers du Mirail : 3 ans ferme requis

Le procureur de la République a requis 3 ans de prison ferme contre le jeune homme qui avait agressé des pompiers lors d'une intervention au Mirail cet été. Condamné en première instance à deux ans de prison ferme, il avait fait appel. Délibéré le 8 janvier.

le véhicule des pompiers avait été caillassé
le véhicule des pompiers avait été caillassé © France 3 Midi-Pyrénées
Bellile Diab, 21 ans, avait fait appel de sa condamnation à deux ans de prison ferme prononcée mi-octobre, après avoir été reconnu coupable d'entrave aux secours, de violences volontaires et de menaces de mort sur les secouristes.

Les faits
Les violences survenues dans la soirée du 3 août dans le quartier sensible du Mirail avaient suscité un vif émoi: trois pompiers avaient été violemment pris
à partie par un groupe d'une trentaine de jeunes très agressifs. Ils avaient dû rebrousser chemin pour se mettre à l'abri et n'avaient pu se porter au chevet d'une septuagénaire victime d'un malaise chez elle.
Bellile Diab avait été à l'origine de l'attroupement en s'en prenant violemment aux pompiers, les accusant d'avoir voulu heurter le scooter sur lequel il circulait comme passager dans la cité.
Les trois pompiers l'ont également identifié comme celui ayant lancé un parpaing dans le pare-brise de leur fourgonnette d'intervention.

Aveux
Jeudi à la barre, le prévenu a de nouveau reconnu avoir insulté, molesté et menacé de mort un des pompiers. Il a en revanche maintenu qu'il ignorait que les troispompiers étaient en intervention, affirmant que ces derniers n'avaient pas actionné leur gyrophare.
Il a ajouté avoir fait appel car il jugeait sa première condamnation trop sévère: "Je trouve que j'ai trop pris. Ça fait trop pour moi. On m'a mis tous les chefs
(de prévention) sur le dos parce que j'étais tout seul" dans le box, a-t-il argué.
Le parquet général, qui ne partage visiblement pas cette appréciation, a réclamé une peine d'emprisonnement plus lourde qu'en première instance: trois ans au lieu de deux.

La cour rendra son délibéré le 8 janvier.



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