Reconfinement partiel pour cause de Coronavirus en Espagne, on vous dit s'il faut s'inquiéter ou non pour les vacances

Après la Catalogne, la Galice est la deuxième région autonome d'Espagne à mettre en place un reconfinement partiel de sa population pour cause de Coronavirus. Des décisions qui s’expliquent par un regain localisé du nombre de contaminations de la COVID-19.

Des policiers espagnols contrôlent un bus sur la route qui mène aux plages à Torregrossa, en Catalogne, le 5 juillet 2020
Des policiers espagnols contrôlent un bus sur la route qui mène aux plages à Torregrossa, en Catalogne, le 5 juillet 2020 © Ramon Gabriel/MaxPPP
Dans l’un des pays les plus touchés par la pandémie avec plus de 28.000 morts, la crainte d’une seconde vague est dans tous les esprits.
Alors que les Espagnols étaient autorisés à se déplacer depuis deux semaines à peine et que la frontière avec la France a rouvert le 21 juin 2020 permettant aux touristes d’entrer dans la péninsule ibérique, les autorités catalanes ont été contraintes de faire marche arrière.

"Nous avons décidé de confiner la zone del Segria (autour de la ville de Lerida, 150 km à l'est de Barcelone), sur la base de données qui confirment une croissance très importante du nombre de cas de contagion de Covid-19", a déclaré le président de la Catalogne, l'indépendantiste Quim Torra.
   Dans cette zone où résident 200.000 habitants, les entrées et sorties sont donc restreintes, les regroupements de plus de dix personnes interdits et les visites dans les maisons de retraite suspendues. En Galice depuis dimanche minuit, 71.000 personnes, soit près de 20% de la population de cette région sont également concernées par des mesures d'isolement.

Vacances compromises ? 

Olivier Darrouy se rend depuis près d’une quinzaine d’années dans le sud de la Catalogne en vacances dans un camping situé à L’Hospitalet de l’Infant sur la Costa Daurada. Cette année, les vacances sont réservées du 24 juillet au 13 août. "On a bien évidemment regardé sur une carte depuis les annonces de samedi. On est environ à 120 km de Lérida".

Ce couple de touristes qui vit à la frontière gerso-landaise et qui traverse le sud-ouest de la France puis une bonne partie de la Catalogne en voiture n’est pas véritablement inquiet.
 

On doit normalement traverser Lérida pour nous rendre sur notre lieu de vacances. S’il le faut, on contournera la ville. On verra bien comment les choses évoluent. Si toute la Catalogne est fermée, eh bien… on ira ailleurs. Même si une partie de la région reste confinée, cela ne nous fait pas peur. Certes nous nous rendons dans un endroit touristique mais ce n’est pas aussi dense que sur la Costa Brava par exemple.

Olivier Darrouy, futur vacancier en Catalogne



Le couple de vacanciers ne s’est pas renseigné jusque-là sur les modalités de remboursement du séjour au camping si jamais toute la Catalogne se trouve reconfinée. "J’avoue quand même que depuis samedi midi, à l’annonce du reconfinement, on pense à contacter le camping pour leur demander, au cas où…", précise Olivier.

Les professionnels du secteur s'adaptent

Parmi les milliers de touristes français qui se déplacent chaque année en Catalogne ou en Galice, certains ont choisi de passer par une agence de voyage.
Le transporteur aveyronnais Verdié fait voyager près de 150.000 personnes par an, dont plus de 60% en Europe. "Ce reconfinement va forcément avoir des conséquences. Cela dit, pour entrer en Espagne, avec ou sans reconfinement, il faut déjà compléter un formulaire de contrôle sanitaire qui génère ensuite un QR code. Ce dernier doit ensuite être présenté dans les aéroports pour voyager", précise Yves Verdié, président de l’agence de voyage. "De toute façon, ça va être comme ça pendant un moment. En fonction des clusters, des zones vont se refermer et d’autres s’ouvrir. Il faut peut-être aussi s'attendre à cela en France. C’est compliqué mais on doit en passer par là. En tant que professionnels nous nous assurons au préalable que nous respectons toutes les règles. On veille à ce que nos clients puissent voyager dans le respect de contraintes sanitaires".

Avec ce nouveau confinement en Catalogne et en Galice, ce patron d'agence de voyage se montre au final plus pragmatique que jamais :

On observe la cacophonie, ou plutôt l’évolution actuelle mais ce sera le casse-tête permanent. Vérifier, contrôler, ordre et contre-ordre... c’est comme ça. On subit, comme tout le monde.

Yves Verdié, président d'agence de voyage

 
 
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