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Le Rectorat de Toulouse bloqué et libéré à coup de gaz lacrymogène

Des grévistes enchainés à une grille du rectorat de Toulouse ont été délogés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. / © France 3 Occitanie - Capture d'écran
Des grévistes enchainés à une grille du rectorat de Toulouse ont été délogés par les forces de l'ordre à l'aide de gaz lacrymogène. / © France 3 Occitanie - Capture d'écran

Le Rectorat de Toulouse a été bloqué, une partie de la matinée, par des enseignants participant à la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars. Certains de ces grévistes ont été délogés à coup de gaz lacrymogène.

Par Sylvain Duchampt

Impossible de rentrer au Rectorat de Toulouse tôt ce matin. Une centaine de professeurs, de surveillants et de contractuels ont bloqué, dès 7 heures, les entrées du bâtiment de l'éducation nationale en cette journée de grève nationale et interprofessionnelle "pour une revalorisation de leur métier et les droits élèves.

Une dizaine d'entre-eux se sont agrippés à une grille avant que les forces de l'ordre ne décident de les déloger en utilisant du gaz lacrymogène. 
 

"La Police est intervenue violemment à 9 heures, nous explique un professeur, pour laisser une camionnette sortir. Ils ont agi à la demande du Rectorat car le véhicule transportait des sujets du concours de l'agrégation de mathématique. Cette violence a ému pas mal de collègues car c'est très rare que la force soit utilisée vis à vis des enseignants."

Le rectorat explique cette intervention dans un communiqué de presse diffusé ce mardi soir : "Ce matin dès 7h, les accès au rectorat de Toulouse ont été bloqués et la très grande majorité des personnels n’a pu accéder à son poste de travail. Les forces de l'ordre ont dû intervenir pour permettre l'acheminement en urgence de sujets des concours nationaux qui ont ainsi pu se dérouler."

Anne Bisagni-Faure, rectrice de l’académie de Toulouse, y déplore les "agissements d'une minorité de manifestants qui n’ont pas souhaité privilégier le dialogue"

Dans un communiqué daté du 20 mars, le syndicat Sud Education affirme "Cette action était annoncée publiquement depuis une semaine. Le Rectorat, pourtant informé, n'a pas jugé bon de prendre les précautions nécessaires afin d'assurer le concours national, agrégation interne de mathématiques notamment, qui avait lieu ce jour là. Pour rattraper leur erreur d’appréciation du mouvement de grève, le rectorat a choisi de faire appel à la brigade anti criminalité et la police nationale afin de libérer le passage du camion transportant les copies."

Les grévistes de l'éducation nationale annoncent d'ores et déjà une prochaine mobilisation sur Toulouse le mardi 26 mars.


 

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