Toulouse : et si on jouait à être astronaute ?

Deux volontaires pendant la seconde phase de l'étude d'alitement réalisée à la Clinique Spatiale de Toulouse. / © CNES/GRIMAULT Emmanuel, 2013
Deux volontaires pendant la seconde phase de l'étude d'alitement réalisée à la Clinique Spatiale de Toulouse. / © CNES/GRIMAULT Emmanuel, 2013

Pendant près d'un an, douze volontaires se sont mis dans la peau d'astronautes pour les besoins de la science spatiale. Dans les locaux du MEDES, la clinique spatiale de Toulouse, ils ont participé à un programme de recherche pour étudier les moyens de prévention contre les effet de l'impesanteur.

Par Laurence Boffet

Pendant près d'un an, douze volontaires se sont prêtés à un jeu un peu spécial dans les locaux de la clinique spatiale de Toulouse, le MEDES. Ils ont joué à être astronautes pour les besoins de la science spatiale. L'objectif : mettre au point des moyens de prévention contre l'impesanteur.

Une étude au long cours

Sélectionnés pour leur forme physique et leur stabilité psychologique, les douze volontaires ont chacun participé à 3 campagnes de 35 jours d'hospitalisation. A chaque fois, il sont restés alités pendant 21 jours. Ils ont alors dû réaliser l'ensemble de leurs activité dans une position dite "anti-orthostatique" : soit à -6 degrés, la tête un peu plus basse que les pieds. Une position définie scientifiquement comme permettant de reproduire au mieux les effets physiologiques d’un séjour dans l’espace. 
Exercices sur une plateforme vibrante, pendant l'expérimentation. / © CNES/GRIMAULT Emmanuel, 2013
Exercices sur une plateforme vibrante, pendant l'expérimentation. / © CNES/GRIMAULT Emmanuel, 2013
A chaque fois, les journées des volontaires ont été rythmées par des examens médicaux, des tests divers, les temps de repas, mais aussi des temps de loisirs pendant lesquels ils ont eu accès de manière individuelle à la télévision, l’ordinateur, le téléphone, etc…

Mieux préparer les futurs vols spatiaux

Menée conjointement par le Centre National des Etudes Spatiales (CNES) et l'Agence Spatiale Européenne (ESA), cette étude a pour but de mieux préparer les futurs vols spatiaux. Elle rassemble 9 équipes de scientifiques. Par le biais de différents tests, elles étudient les mécanismes d'adaptation de l’organisme aux 21 jours de microgravité simulée. Elles ont aussi testé deux protocoles de contremesure, deux moyens de prévention pour lutter contre les effets de l'impesanteur à laquelle sont soumise les astronautes. Les informations récoltées ne sont pas seulement utiles à la science spatiale, elles sont aussi selon les chercheurs très utiles pour la "médecine terrestre" puisqu'elle donnent des indications précieuses sur les effets de l'inactivité sur la santé.

Le reportage de Thierry Sentous et Jean-Pierre Duntze :

DMCloud:117463
Volontaires pour faire avancer la recherche spatiale

Une clinique unique en Europe​

Créé en 1989, le MEDES de Toulouse est unique en Europe. Cette clinique spatiale prépare les vols longue durée dans l'espace et étudie les modifications physiologiques que subissent les spationautes. C'est elle aussi qui assure leur suivi médical pendant les vols. Entre autres, car la clinique a plusieurs champs d'actions : 
  • Les missions spatiales
  • La recherche clinique
  • Les applications de la recherche spatiale à la santé
  • La télémédecine

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