A Toulouse, la fin des barquettes en plastique à la cantine

Service de repas sous barquettes plastique dans une école maternelle de Strasbourg / © MaxPPP
Service de repas sous barquettes plastique dans une école maternelle de Strasbourg / © MaxPPP

Ce 15 avril 2019, Toulouse met fin à l'utilisation des barquettes plastique dans les cantines scolaires pour les remplacer progressivement par des barquettes en cellulose.

Par Nathalie Fournis

La mairie de Toulouse met un terme à l’usage des barquettes plastique dans ses cantines scolaires.
Dès ce lundi 15 avril, les premières barquettes de substitution en cellulose remplacent celles en plastique.
Il s’agit dans un premier temps d’évaluer l’étanchéité de l’opercule en amidon de maïs pour que le cellage soit parfait et permette de respecter la chaîne du froid.
Pour l'heure, tous les plats ne sont pas encore servis sous barquettes végétales.
Les produits froids et les plats très chauds en sortie de cuisson attendront que le fournisseur trouve une solution au problème d'étanchéité de l'opercule : l'amidon de maïs étant très sensible à la chaleur.

Certaines cantines expérimentent ces nouvelles barquettes végétales.
Si le test est concluant leur usage sera étendu aux 205 restaurants scolaires à la rentrée de septembre.
33 000 repas sont fabriqués chaque jour dans la cuisine centrale toulousaine.

Que trouve-t-on dans les barquettes en plastique ?

Si elles ne contiennent pas les très controversés bisphénol A et phtalates, elles sont fabriquées en polypropylène homopolymère thermoformé.
Ce matériau présente une bonne tenue en température, il est résistant à l'abrasion et possède la qualité alimentaire.
Les propriétés de cette matière « en l’état actuel des connaissances » ne présente pas de toxicité pour les consommateurs, mais les soupçons subsistent quant à une exposition sur le long terme et aux effets cocktail encore méconnus.

Les parents d’élèves se mobilisent depuis plusieurs années pour abandonner le recours systématique aux contenants en  plastique dans la restauration scolaire.

Les solutions pour lutter contre les perturbateurs endocriniens se mettent progressivement en place.

Des solutions qui ont un coût pour la collectivité  

+60 % pour une barquette en cellulose
+100 % pour l'opercule en amidon de maïs.

La Mairie de Toulouse assure que ce surcoût n'aura pas d'impact sur le prix du repas.
 

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