Toulouse : pour les handballeurs du Fenix, la nouvelle saison commence par la Coupe d'Europe en Roumanie

Après 6 mois privés de compétitions, les handballeurs du Fenix de Toulouse débutent leur nouvelle saison par la Coupe d'Europe : ils disputent un match aller qualificatif ce mardi soir en Roumanie, le prélude d'un calendrier qui s'annonce particulièrement intense.
L'entraîneur du Fénix handball Philippe Gardent et son staff font face à un début de saison intense pour leur équipe.
L'entraîneur du Fénix handball Philippe Gardent et son staff font face à un début de saison intense pour leur équipe. © Jérôme Fouquet / MaxPPP
Une saison 2020-2021 qui débute avant que la précédente ne s'achève : dans toute l'Europe, la pandémie de la Covid-19 a chamboulé les calendriers sportifs et le handball ne fait pas exception à la règle.
Ainsi ce mardi soir, les handballeurs du Fenix de Toulouse vont débuter leur nouvelle saison de Coupe d'Europe par un tour préliminaire - dont ils disputent le match aller en Roumanie - alors que le "Final Four"(demi-finales et finale) de la saison 2019-2020 ne se disputera que les 28 et 29 décembre prochains.La hiérarchie de l'élite du handball français - à l'instar du football et du rugby - a été gelée par l'arrêt de toutes les compétitions suite au déclenchement du confinement total de la France le mardi 17 mars dernier.
Les deux premiers au classement de la "Lidl Starligue" à cette date, le Paris Saint-Germain et le HSBC Nantes, se sont retrouvés qualifiés d'office pour la Ligue des Champions.

L'Occitanie en force

Classés à la 3ème place lors de cette interruption, les Nîmois sont eux qualifiés d'office pour la phase principale de la Ligue Européenne, une épreuve qui prend la place de ce qui s'appelait jusque-là la Coupe EHF.
Les 2 autres clubs d'Occitanie, Montpellier (2 fois champion d'Europe en 2003 et 2018) et le Fénix de Toulouse, sont contraints de disputer - et remporter - un tour préliminaire pour se qualifier pour la phase de groupes de cette compétition.
Pour les Toulousains, cette compétition débute ce mardi soir 22 septembre en Roumanie, par un match aller dans la salle de l'équipe de Potaissa Turda, qui a terminé 2ème de son championnat derrière le Dinamo de Bucarest.Quand on regarde la situation du point de vue strictement comptable, Toulouse peut être fier de disputer une compétition européenne pour laquelle des grands clubs historiques du handball français (tels Chambéry et Saint-Raphaël) ne sont pas qualifiés.

10 matches européens en vue

L'objectif des hommes de l'entraîneur Philippe Gardent est de s'imposer face aux Roumains sur l'ensemble des deux matches (aller ce mardi soir, retour au palais des sports de Toulouse mardi prochain 29 septembre) afin de disputer au minimum 10 matches européens la saison prochaine.
Ce pari complique plus encore l'entrée des Toulousains dans la compétition nationale : outre ces deux matches européens, les bleus et blancs vont connaître un début de championnat particulièrement relevé avec 4 matches en une douzaine de jours.
Ils devront d'abord se déplacer à Chambéry le 26 septembre, puis ils recevront Nîmes le 2 octobre avant de se déplacer chez les deux "cadors" que sont Nantes le 7 octobre et enfin Paris le 9 octobre.

Place à la jeunesse

Un menu pantagruélique pour une équipe qui a connu 3 départs importants à l'inter-saison : les Espagnols Ferran Solé - devenu le meilleur ailier droit du monde - et Arnau garcia, ainsi que le Danois Markus Olsson.
Côté recrutement, il a fallu à nouveau jouer la carte de la jeunesse : sont arrivés en Haute-Garonne Edouard Kempf, formé au PSG, le Croate Luka Sokolic (en provenance de Pontault-Combault), le Hongrois Uros Borzas qui arrive de Tatabanya, et le Portugais Gonçalo Vieira, qui est prêté par le Sporting Lisbonne.
Trois de ces 4 recrues ont moins de 21 ans : ça c'est ce qu'on appelle un pari, une habitude pour le 13ème budget sur l'ensemble des 16 clubs de "Lidl Starligue".
 
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