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Toulouse : le bras de fer continue entre le DAL et la Préfecture

© DAL 31
© DAL 31

La réunion entre Préfecture et militants du DAL pour règler la situation des 61 personnes sans abri qui occupent actuellement les anciens locaux du service de gériatrie de l'hôpital Purpan n'a rien donné. Chacun campe sur ses positions. Et aucune solution de relogement n'a été trouvée.

Par Laurence Boffet

D'un côté, la Préfecture qui accuse les sans abris qui occupent actuellement le pavillon Junod de l'hôpital Purpan d'empêcher la construction d'un centre d'hébergement de la Croix Rouge destiné aux personnes isolées et en grande précarité. De l'autre, l'association Droit au logement (DAL) qui dénonce un "DAL Bashing" préfectoral, au détriment des sans-abris. Inutile de préciser que la réunion organisée mercredi après-midi en Préfecture n'a pas dégagé de solution pour les 61 personnes qui occupent actuellement ces anciens locaux de gériatrie de l'hôpital destinés à la Croix Rouge. Chacun campe aujourd'hui sur ses positions.

Depuis plusieurs semaines, le DAL dénonce la très grande précarité dans laquelle se retrouvent 61 de ses adhérents sans-abri. L'association a d'abord installé des tentes dans plusieurs endroits de la ville avant d'investir un pavillon désaffecté de l'hôpital Purpan, le 27 juin dernier. Une ordonnance du Tribunal administratif du 7 juillet leur enjoignait de quitter les lieux dès qu’une convention de mise à disposition de ce site par le CHU de Toulouse au profit de la Croix-Rouge serait signée. Cela a été fait le 8 juillet selon la Préfecture qui indique dans un communiqué "depuis 10 mois,  les services de l’Etat, la mairie de Toulouse, le CHU et la Croix-Rouge travaillent ensemble à l’ouverture d’un centre d’hébergement pour personnes isolées et en grande précarité". Et ajoute : "l’occupation du pavillon Junod par le DAL est venue suspendre ce projet dont l’ouverture était prévue courant juillet".
De son côté, le DAL conditionne son départ à une solution de relogement pour ses adhérents. L'association indique avoir proposé plusieurs solutions qui n'empêcheraient pas les travaux prévus d'être engagés, y compris d'installer ses tentes dans le parc attenant. Elle a demandé aussi un relogement dans le futur centre de la Croix Rouge. Et s'est vue opposer un fin de non-recevoir. 

Depuis plusieurs semaines, le nombre de familles à la rue à Toulouse ne cesse de s'accroître, alarmant les associations. Elles constatent que le système d'hébergement d'urgence est saturé et estiment que chaque jour entre 200 et 300 personnes essuient un refus du 115, faute de place. De son côté, la Préfecture indique avoir "effectué un effort considérable pour soutenir le développement du dispositif d’hébergement d’urgence en Haute-Garonne ces dernières années". Elle précise qu'il compte "2 314 places, dont 860 places d’hébergement d’urgence, soit une augmentation de 35 % en un an et qu'en 2015 et en 2016, les prises en charge hôtelières ont été significativement accrues pendant la période hivernale".

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