Toulouse : le médecin poursuivi pour escroquerie peut à nouveau exercer

Un médecin toulousain est accusé d'avoir escroqué à la CPAM plus de 400 000 euros. Son interdiction d'exercer a été levée, mercredi, par le tribunal correctionnel. / © Sebastien JARRY / MaxPPP
Un médecin toulousain est accusé d'avoir escroqué à la CPAM plus de 400 000 euros. Son interdiction d'exercer a été levée, mercredi, par le tribunal correctionnel. / © Sebastien JARRY / MaxPPP

Son interdiction d'exercer devait initialement courir jusqu'à sa comparution devant le tribunal correctionnel de Toulouse, le 2 octobre. Finalement, cette interdiction au médecin toulousain soupçonné d'avoir escroqué la CPAM a été levée mercredi.

Par Aubin Laratte

Ainsi en a décidé le tribunal correctionnel de Toulouse, ce mercredi 26 juillet. Le médecin toulousain accusé d'avoir escroqué 420 000 € à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) peut de nouveau exercer. "C'était une décision totalement inadéquate et inique par rapport aux agissements de mon client", explique l'avocat du médecin à France 3 Alexandre Martin.

Ce médecin est soupçonné d'avoir perçu des remboursements indus entre 2013 et 2016 de la CPAM de Haute-Garonne. Ce praticien déclarait parfois jusqu'à 115 patients par jour, ce qui ramène le temps de consultation à 5 minutes. Le généraliste est accusé de consultations fictives, à l'insu de patients le plus souvent bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle).

Le procès aura lieu le 2 octobre


Pour l'avocat du médecin, Alexandre Martin, son client "n'était pas dans une démarche vénale, mais humaniste". Selon lui, les soins déclarés ont bien été prodigués, mais dans certains cas ils étaient déclarés aux mauvais patients. Ces soins auraient en réalité bénéficié à des sans-papiers, selon l'avocat de l'accusé. "Tout ce qu'il a déclaré a bien été réalisé", défend t-il.

Son procès aura lieu le lundi 2 octobre, à 14 heures, devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Il est poursuivi pour escroquerie aggravée, usage de faux et complicité d'usage de faux.

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