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Toulouse : l'université Jean Jaurès mise sous tutelle par la ministre de l'enseignement supérieur

Tous les conseils centraux, dont le conseil d'administration de l'université Jean Jaurès viennent d'être dissous par le Ministère de l'enseignement supérieur.
Jugée ingouvernable, l'université est mise sous tutelle.

Par Karine Pellat

Totalement bloquée depuis le 7 mars, l'université Jean Jaurès vient d'être mise sous tutelle par la ministre de l'enseignement supérieur, Frédérique Vidal.
Le président a été démis de ses fonctions. L’administration provisoire de l’université Toulouse Jean Jaurès a été confiée à Richard Laganier, professeur des Universités et ancien président de l’université de Guyane. Une information confirmée par un communiqué de presse du ministère :

Conformément aux dispositions de l’article L. 719-8 du code de l’Education, Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a ainsi décidé de prononcer ce jour la dissolution des conseils centraux de l’université Toulouse Jean-Jaurès. 
 

De nouvelles élections dans un délai de trois mois


Cette dissolution devrait permettre la tenue d’élections;

Elles conduiront la communauté universitaire à se prononcer à nouveau sur le projet de l’établissement et de favoriser le rétablissement du bon fonctionnement des conseils. Ces élections auront lieu dans un délai de trois mois.

Un peu plus tôt dans l'après-midi, l'union des étudiants de Toulouse, annonçait cette mise sous tutelle, via les réseaux sociaux. 

Assemblée générale


En début d'après-midi une assemblée générale a réuni 2 000 personnes dans le grand amphi de l'université.

 

Intervention policière ?


Sur les réseaux sociaux des syndicats étudiants s'inquiètent d'une intervention imminente des forces de l'ordre. Selon les services de l'Etat de la haute-garonne, aucune intervention n'est programmée pour le moment.


Label d'excellence Idex : nouvel échec


L'abandon du projet de regroupement des universités et grandes écoles toulousaines n'a pas calmé la grogne des étudiants. 
Le projet avait créé de nouvelles tensions dans les établissements concernés, notamment à l'université Jean-Jaurès où des étudiants et des personnels s'opposaient à l'intégration de l'université dans la nouvelle structure fédérale.

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