Bagnères-de-Bigorre : 250 emplois pressentis pour la fabrication de nouveaux trains Intercités

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La S.N.C.F a annoncé ce mercredi  la désignation du constructeur ferroviaire espagnol CAF, implanté à Bagnères-de-Bigorre, en tant qu'"attributaire pressenti" pour la livraison de 28 nouveaux trains destinés aux lignes Paris-Toulouse et Paris-Clermont. Avec 250 nouveaux emplois à la clé.

Par E.C avec A.F.P

Le constructeur ferroviaire espagnol CAF (Construcciónes y Auxiliar de Ferrocarriles), qui dispose d'une usine française à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), vient d'être choisi par la SNCF en tant qu' "attributaire pressenti" pour fournir les futurs trains Intercités Paris-Toulouse et Paris-Clermont, pour un coût d'environ 700 millions d'euros. L'appel d'offres, lancé fin 2016 pour le compte de l'Etat, porte sur le matériel roulant des "trains d'équilibre du territoire" (TET, Intercités) Paris-Toulouse et Paris-Clermont,soit 28 rames auxquelles s'ajouteront éventuellement 75 rames en option, dont 15 pour équiper la transversale Bordeaux-Toulouse-Marseille.

Des premières rames en 2023

Ces rames électriques sont, selon la SNCF, "spécialement conçues pour la moyenne et la longue distance sur les lignes classiques du réseau ferré national", c'est à dire hors du domaine de la grande vitesse. Les premières de ces rames doivent entrer en service en 2023, pour remplacer progressivement les vieux trains Corail. Elles pourront rouler jusqu'à 200 km/h. L'offre du groupe espagnol CAF "s'est avérée être la meilleure sur les critères de performance technique, d'innovation et de coût" face à celle du constructeur français Alstom, a précisé le groupe public dans un communiqué.

Un véritable "campus industriel"

Le site de Bagnères-de-Bigorre, précise la SNCF, deviendrait un véritable « campus industriel » composé d’une usine moderne et d’un centre de formation. Le nombre d’emplois directs pourrait plus que tripler, y passant très rapidement de 100 à 350 personnes. Plus de 30 millions d’euros d’investissements pourraient être réalisés à Bagnères par CAF. Au total, plusieurs centaines d’emplois pourraient être indirectement créés par ce projet, chez CAF et chez ses fournisseurs français. 

Une bouffée d'oxygène

Pour les dirigeants du site de Bagnères-de-Bigorre, cette annonce est une bouffée d'oxygène. Sauvée par le groupe espagnol CAF en 2008, cette usine plus que centenaire, spécialisée dans les constructions de trains, de métros ou de tramways (le premier est sorti des ateliers en 1912), était alors au bord de l'asphyxie. 
Les repreneurs ont investi dans de nouveaux ateliers, et ont réussi à maintenir une centaine d'emplois. 
"Le but était de faire vivre ce site historique qui périclitait, il ne s'agissait pas de faire un coup, mais de s'appuyer sur les compétences des hommes qui y travaillait pour le sauver", explique Francis Nakache, directeur général de CAF France. 

Nous sommes ravis, mais nous restons prudents. Nous ne sommes que l' attributaire pressenti par la SNCF, nous attendons l'annonce officielle de cette commande
Francis Nakache, directeur général de CAF France. 


La commande des 28 premières rames doit encore être approuvée par le conseil d'administration de SNCF Mobilités, le 24 octobre prochain. Le maire de Bagnères-de-Bigorre, Claude Cazabat, a de son côté salué la nouvelle : "Cette commande va permettre de faire renaître un pôle historique de production ferroviaire dans les Pyrénées et de créer plus de 250 emplois directs qui s’ajouteront aux cent postes actuels" a-t-il annoncé. "Je suis très heureux et confiant pour l’avenir du territoire et pour les possibilités d’installation de jeunes en recherche d’emploi dans notre ville." a-t-il conclu.
 

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